Définition des Horaires
Repères des Horaires

Le temps d'accomplissement de chacune des cinq prières canoniques est réparti en deux temps succéssifs :

  Le temps régulier - الْوَقْتْ الْإِ خْتِيَارِي - temps au cours duquel la prière peut être accomplie librement au moment de son choix, aucun impératif quant à l'instant précis de son accomplissement.

  Le temps obligatoire - الْوَقْتْ الضَّرُورِي - temps au cours duquel la prière devient impérative, passé ce temps la prière arrive à échéance, elle reste rattrapable, mais comme prière manquée.

Chacune des prières canoniques doit être accomplie pendant son temps régulier, tout report de la prière à son temps obligatoire est une faute, à moins que le report soit dû à l'une des raisons suivantes :

  1. Le sommeil, l'oubli, ou la perte de connaissance.
  2. L'absence d'eau pour le « Wudu » ou de moyen de « Tayamum ».

Il faut savoir qu'aucune prière surérogatoire, quelle qu'elle soit, n'est autorisée pendant le temps obligatoire d’une prière canonique tant que la prière canonique en question n’aura pas été accomplie.


Ci-après les points de repère délimitant les horaires des prières :

Temps régulier Temps obligatoire
  Dhuhr A → B B → D
  Assr B → C C → D
  Maghrib D → E E → G
  Icha E → F F → G
  Subh G → H H → I

  La prière du « Subh »
صَلَاةْ الصُّبْحْ
Prière du matin, composée de deux « Rakâa » récitées à voix audible, son temps régulier commence à l'apparition de l'aube véritable - الْفَجْرُ آلصَّادِقْ - « al-fajru as-sadiq » - qui est une lueur blanche transversale à l'horizon et finit lorsque les visages humains sont distinguables et que les étoiles disparaissent, après quoi, son temps obligatoire commence pour finir au lever du soleil. Elle est précédée par la prière surérogatoire du « Fajr » - الْفَجْرْ - composée de deux « Rakâa » récitées en silence.
  La prière du « Dhuhr »
صَلَاةْ الضُّهْرْ
Prière de la mi-journée, composée de quatre « Rakâa » récitées en silence, son temps régulier commence après que le soleil ait passé son point de culmination dans le ciel et finit lorsque l'ombre d'un objet atteint sa hauteur plus la longueur de l'ombre qu'il avait au point de culmination du soleil, après quoi, son temps obligatoire commence pour finir au coucher du soleil. Il faut rappeler que le vendredi, la prière du « Dhuhr » est remplacée par celle du « Djumuâa » qui hérite de son horaire.
  La prière du « Assr »
صَلَاةْ الْعَصْرْ
Prière de l'après-midi, composée de quatre « Rakâa » récitées en silence, son temps régulier commence lorsque l'ombre de l'objet atteint sa hauteur plus la longueur de l'ombre qu'il avait au point de culmination du soleil, et fnit lorsque l'ombre de l'objet atteint deux fois sa hauteur plus la longueur de l'ombre qu'il avait au point de culmination du soleil, après quoi, son temps obligatoire commence pour finir au coucher du soleil.
  La prière du « Maghrib »
صَلَاةْ الْمَغْرِبْ
Prière du coucher de soleil, composée de trois « Rakâa », les deux premières récitées à voix audible et la troisième en silence, son temps régulier commence après que le soleil ait complètement disparu de l'horizon et finit à la disparition de la lueur rouge - الشَّفَقُ الْأَحْمَرْ - qui marque le début de la nuit, après quoi, son temps obligatoire commence pour finir à l'apparition de l'aube, c'est-à-dire au moment du « Fajr ».
  La prière du « Icha »
صَلَاةْ الْعِشَاءْ
Prière du soir, composée de quatre « Rakâa », les deux premières récitées à voix audible et les deux dernières en silence, son temps régulier commence à la disparition de la lueur rouge - الشَّفَقُ الْأَحْمَرْ - marquant le début de la nuit et finit à la fin du premier tiers de la nuit, après quoi, son temps obligatoire commence pour finir à l'apparition de l'aube. Elle est suivie des deux prières surérogatoires que sont le « Chafaâ » - الشَّفْعْ - deux « Rakâa » ou plus (en nombre pair) et le « Witr » - الْوِتْرْ - une « Rakâa », récitées de préférence à voix audible.

Les prières canoniques étant basées sur leurs horaires respectifs, l'ordre de successivité de ces horaires s'étend aux prières elles-mêmes, le « Subh » doit être accompli avant le « Dhuhr », le « Dhuhr » avant le « Assr », le « Assr » avant le « Maghrib » et enfin le « Maghrib » avant le « Icha ».

L’ordre de successivité entre les prières manquées elles-mêmes :

  Les prières manquées sont toutes soumises à cet ordre de successivité entre elles-mêmes, elles doivent être rattrapées dans le bon ordre, le « Subh » avant le « Dhuhr », le « Dhuhr » avant le « Assr », le « Assr » avant le « Maghrib » et enfin le « Maghrib » avant le « Icha »

L’ordre de successivité entre les prières manquées et la prière courante :

  Celui qui est redevable de 5 prières canoniques ou moins doit d’abord rattraper les prières manquées avant d’accomplir la prière courante, même s’il sait que ce rattrapage l’amène à ne pouvoir accomplir la prière courante qu'après que son temps obligatoire soit passé.

  Celui qui est redevable de 6 prières canoniques ou plus, deux cas de figures se présentent selon le temps dans lequel il se trouve :

  1. S’il est dans le temps régulier de la prière courante, peu importe l'ordre de successivité entre les prières manquées et la prière courante, le rattrapage sera fait avant ou après la prière courante.
  2. S’il est dans le temps obligatoire de la prière courante, la prière courante a la priorité absolue sur les prières manquées, il doit accomplir la prière courante avant de rattraper les prières manquées.

Note : Les prière du « Dhuhr » et du « Assr » sont dites des prières associées, elles sont associées en ce sens que le temps régulier de la seconde est associé au temps obligatoire de la première, c'est le cas aussi des prières du « Maghrib » et du « Icha » qui sont elles aussi considérées comme prières associées.

  1. Celui qui fait le « Assr » pendant son horaire régulier ou obligatoire tout en sachant qu'il n'a pas fait le « Dhuhr », alors qu'il aurait bien pu le faire auparavant sans craindre la sortie de l'horaire obligatoire du « Assr », son « Assr » n'est hélas pas valide.
  2. En revanche, celui qui fait le « Assr », et ne se rappelle de son « Dhuhr » manqué qu'après avoir terminé le « Assr », son « Assr » est valide, il fera le « Dhuhr » après le « Assr », il lui est recommandé de refaire le « Assr » après avoir fait le « Dhuhr ».

Le même raisonnement d'ordre de successivité s'applique à ces deux autres prières associées que sont le « Maghrib » et le « Icha ».

  1. Celui qui fait le « Icha » pendant son horaire régulier ou obligatoire tout en sachant qu'il n'a pas fait le « Maghrib », alors qu'il aurait bien pu le faire auparavant sans craindre la sortie de l'horaire obligatoire du « Icha », son « Icha » n'est hélas pas valide.
  2. En revanche, celui qui fait le « Icha », et ne se rappelle de son « Maghrib » manqué qu'après avoir terminé le « Icha », son « Icha » est valide, il fera le « Maghrib » après le « Icha », il lui est recommandé de refaire le « Icha » après avoir fait le « Maghrib ».

  La prière du « Witr »

La prière du « Witr » est de statut « Sunna Confirmée » - سُنَّة مُؤَكَّدَة - elle n'est pas du type de prières rattrapables. Elle n'a plus lieu d'être après le temps régulier du « Subh », ni pendant le temps obligatoire du « Subh ». Si au moment du « Subh » le fidèle n'a pas encore fait son « Witr », il procède en fonction du temps qu'il estime lui rester avant la fin de l'horaire régulier du « Subh » :

  1. S'il estime lui rester le temps de deux « Rakâa », il fait immédiatement le « Subh », le « Witr » n'aura alors plus lieu d'être.
  2. S'il estime lui rester le temps de trois « Rakâa », il fait le « Witr » puis le « Subh », et il fera le « Fajr » plus tard en dehors du moment interdit, le « Chafaâ » n'aura alors plus lieu d'être.
  3. S'il estime lui rester le temps de cinq « Rakâa », il fait le « Chafaâ » et le « Witr », puis le « Subh », et il fera le « Fajr » plus tard en dehors du moment interdit.
  4. S'il estime lui rester le temps de sept « Rakâa », il fait le « Chafaâ » et le « Witr », puis le « Fajr » et enfin le « Subh ».

  La prière du « Fajr »

Si le fidèle n'a pas fait le « Subh » pendant son temps régulier, et se retrouve dans son temps obligatoire, il fait immédiatement le « Subh », il fera le « Fajr » juste après en excluant de le faire au moment interdit. Autrement, la prière du « Fajr » reste encore rattrapable jusqu'au moment du « Zawal », à la mi-journée.

Pour information, la prière du « Fajr » bénéficie du statut légal dit « Souhaitable » - رَغِيبَة - ce statut se place juste en dessous du statut « Sunna Confirmée » - سُنَّة مُؤَكَّدَة - La prière du « Fajr » est la seule à avoir ce statut légal, elle est aussi la seule parmi les prières surérogatoires qui peut être rattrapée après que son temps soit passé.


  Si la prière manquée est de forme « Djahr » (« Subh », « Maghrib » ou « Icha »), on la rattrape sous forme « Djahr », de jour comme de nuit.

  Si la prière manquée est de forme « Sirr » (« Dhuhr » ou « Assr »), on la rattrape sous forme « Sirr », de jour comme de nuit.

  Si la prière manquée est une prière ordinaire, c'est-à-dire non une prière de voyage réduite, on la rattrape en voyage sous sa forme ordinaire.

  Si la prière manquée est une prière de voyage réduite, on la rattrape lorsqu’on rentre chez soi sous sa forme de prière de voyage réduite.

Ci-dessous les points de repère permettant la définition des temps des prières, temps réguliers et temps obligatoires :


  Point de repère  A

    Point de culmination du soleil dans le ciel à la mi-journée - « Zawal » - الزَّوَالْ - moment où l'ombre de tout objet placé verticalement est la plus courte tout au long de la journée.


  Point de repère  B

    L'ombre de tout objet placé verticalement est égale à sa hauteur plus la longueur de son ombre au moment du point de culmination du soleil.


  Point de repère  C

    L'ombre de tout objet placé verticalement est égale au double de sa hauteur plus la longueur de son ombre au point de culmination du soleil.


  Point de repère  D

    Disparition totale du disque solaire à l'horizon - « ghurub ach-chams » - غُرُوبْ ٱلشَّمْسْ - dans la mesure où le champ à l'horizon est dégagé sans obstacle, montagne ou autre élévation.


  Point de repère  E

    Disparition de la lueur rouge à la fin de la phase de coucher du soleil - « ach-chafaqul ahmar » - - الشَّفَقُ الْأَحْمَرْ - marquant le début de la nuit.


  Point de repère  F

    Fin du premier tiers de la nuit, et début du second tiers.


  Point de repère  G

    Apparition de la première lueur blanche à l'aube - « al-fajru as-sadiq » - الْفَجْرُ آلصَّادِقْ - dit communément - « tuluâ al-fajr » - طُلُوعْ ٱلْفَجْرْ


  Point de repère  H

    Moment où l'on arrive à distinguer les visages humains dans l'obscurité et où les étoiles disparaissent.


  Point de repère  I

    Apparition du disque solaire à l'horizon au petit matin - « churuq ach-chams » - شُرُوقْ ٱلشَّمْسْ


Course du Soleil
La prière est pour les croyants une prescription à horaire déterminé
103 ~ 4 ~ إِنَّ الصَلاَةَ كَانَتْ عَلَى المُؤْمِنِينَ كِتَابًا مَوْقُوتًا
Les Bases
Introduction
Les conditions d'accomplissement de la prière
L'acte de prière est soumis à des conditions, tant au regard de son caractère obligatoire, que par rapport à ses modalités pratiques.

 Pour ce qui est du caractère obligatoire, disons que la prière n'incombe à l'homme qu'à ces deux conditions que sont :
  L'Islam : être musulman, avoir embrassé l'islam, l'islam que fondent ces 5 piliers : l'attestation de foi, l'accomplissement de la prière, le jeûne du mois de ramadan, l'aumône légale et enfin le pèlerinage.
  L'âge de raison : avoir l'âge de la puberté, autrement dit l'âge du discernement entre le bien et le mal, ou encore l'âge de la responsabilité civile au regard de la société.

 Quant aux modalités pratiques qui garantissent la validité de la prière, elles sont les suivantes :
  L'horaire de la prière : la prière ne peut être accomplie avant son horaire, chacune des 5 prières a son horaire déterminé.
  L'intention : avoir préalablement l'intention de faire la prière, il est évident que tout acte ne vaut que par l'intention qui l'anime, à fortiori la prière.
  La conscience : avoir toute sa tête, ne pas avoir la conscience altérée par la consommation d'alcool ou de stupéfiants.
  La purification corporelle : elle consiste en l’ablution mineure ou majeure, au moyen de l’eau, à défaut au moyen de la terre.
  La propreté du lieu et de l'habit : La suppression au moyen de l'eau des impuretés que sont l'urine, sperme, cyprine, excréments ou sang.
  Se couvrir les parties intimes : pour l'homme la partie comprise entre le nombril et les genoux, pour la femme tout le corps, sauf visage et mains.
  L'orientation vers la Mecque : à quelque endroit où l'on soit, il est prescrit de s'orienter vers la Mecque dans l'accomplissement de la prière.

Note : La femme n'est pas tenue, ni il lui est permis, d'accomplir la prière ou le jeûne du mois de « Ramadan » durant ses menstrues - الْحَيْضْ - « haydh » ou durant ses lochies - النِّفَاسْ - « nifas ».

A la fin de ses menstrues ou de ses lochies, la femme n'est pas tenue de rattraper les prières qu'elle n'aura pas faites durant ces périodes, cependant elle devra rattraper le jêune qu'elle n'aura pas fait durant le mois de « Ramadan » en raison de ses menstrues ou de ses lochies.

La prière en quelques mots

La prière - الصَّلَاةْ - est composée d'unités appelées « Rakâa » - الرَّكْعَة - dont les éléments se déclinent sous trois degrés d'importance :

 Le « Rukn » - الرُّكْنْ - « Pilier » ou « Fondement » qui est institué par le texte coranique et est obligatoire. Si un « Rukn » a été omis au cours d’une « Rakâa », la « Rakâa » n’est pas valide et doit être ré-effectuée, autrement la prière ne sera plus valide et doit être ré-accomplie de nouveau.

 La « Sunna » - السُّنَّة - « Règle » ou « Tradition Prophétique » qui est héritée du Prophète et est obligatoire. Si une ou deux « Sunna » ont été omises au cours d’une prière (ou « Rakâa »), la prière (ou « Rakâa ») demeure valide mais il est recommandé d’effectuer une « Prosternation Pré-Tasslim » en guise de compensation (voir section « La Prosternation d'Inadvertance »). En revanche si trois « Sunna » ou plus ont été omises au cours d’une prière (ou « Rakâa »), une « Prosternation Pré-Tasslim » s'impose obligatoirement, et si cette dernière a été oubliée, elle devra obligatoirement être compensée par une « Prosternation Post-Tasslim » immédiatement ou peu de temps après le « Tasslim », autrement la prière ne serait pas valide et doit être ré-accomplie de nouveau.

 La « Fadila » - الْفَضِيلَة - « Vertu » ou « Acte méritoire » qui est recommandée par la communauté et n'est pas obligatoire. Si une ou plusieurs « fadila » ont été omises au cours d’une « Rakâa », la « Rakâa » demeure valide, pas de « Prosternation Pré-Tasslim » à effectuer.

Les formes « Djahr » et « Sirr » »

Dans leur accomplissement, les prières ou « Rakâa », revêtent deux formes :

 La forme « Djahr » - الْجَهْرْ - qui signifie « audible », le seuil maximum d'audibilité pour l'homme est que la personne à proximité l'entende, pour la femme il suffit qu'elle s'entende elle-même.

La « Rakâa » de forme « Djahr » est celle au cours de laquelle la « Fatiha » et la « Sura » principalement doivent être récitées à voix audible. Cependant, dans la « Rakâa » de forme « Djahr », les éléments ci-après peuvent être dits tout aussi bien à voix audible qu’en silence :

▸ Les « Takbir » de Transition.
▸ La formule « samiâa Allahu li-man hamidah ».
▸ La formule « rabbana wa-laka al-hamd ».

 La forme « Sirr » - السِّرّْ - qui signifie en « silence », inaudible par soi-même et par la personne à proximité.

La « Rakâa » de forme « Sirr » est celle au cours de laquelle la « Fatiha » et la « Sura » principalement doivent être récitées en silence. Dans la « Rakâa » de forme « Sirr », les éléments ci-après doivent être dits en silence :

▸ Les « Takbir » de Transition.
▸ La formule « samiâa Allahu li-man hamidah ».
▸ La formule « rabbana wa-laka al-hamd ».

Le « Tachahud » et la « Tassliya » ne font pas partie de la « Rakâa » à proprement parler, ils sont dits systématiquement en silence, aussi bien dans la prière de forme « Djahr » que dans la prière de forme « Sirr ».


Du point de vue de leur audibilité, les 5 prières canoniques de la journée s'accomplissent comme suit :

  1. La prière du « Subh » comprend 2 « Rakâa », accomplies toutes les deux à voix audible.
  2. La prière du « Dhuhr » comprend 4 « Rakâa », accomplies toutes les quatre en silence.
  3. Note : Le vendredi, la prière du « Dhuhr » est remplacée par la prière du « Djumuâa », effectuée en groupe à la mosquée et précédée de 2 prêches faits par l'imam en position debout et entre lesquels il s'assoit quelques instants, elle est composée de deux « Rakâa » au lieu de quatre, récitées à voix audible par l'imam.

  4. La prière du « Assr » comprend 4 « Rakâa », accomplies toutes les quatre en silence.
  5. La prière du « Maghrib » comprend 3 « Rakâa », les deux premières accomplies à voix audible et la troisième en silence.
  6. La prière du « Icha » comprend 4 « Rakâa », les deux premières accomplies à voix audible et les deux dernières en silence.
Les prières surérogatoires régulières

Prières « Sunna » Confirmée - ٱلسُّنَّة ٱلْمُؤَكَّدَة

 La prière du « Witr » - صَلَاةُ الْوِتْرْ

La prière du « Witr » est composée d'un nombe impair de « Rakâa », une ou trois ou cinq ..., récitées de préférence à voix audible.

  1. Si on décide de faire un « Witr » d'une « Rakâa », on fait alors une seule « Rakâa » au cours de laquelle on récite la « Fatiha » et une « Sura », suivies de « Rukuâ » puis de « Sujud », ensuite de « Tachahud », de « Tassliya » et enfin de « Tasslim ».
  2. Si on décide de faire un « Witr » de trois « Rakâa », on fait alors deux « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » chacune, qu'on termine par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim », ensuite on fait une « Rakâa » qu'on termine par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ».
  3. Si on décide de faire un « Witr » de cinq « Rakâa », on fait alors deux paires de deux « Rakâa », chacune terminée par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim », ensuite on fait une « Rakâa » qu'on termine par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ». Et ainsi de suite.
  4. Son temps régulier commence au moment du « Icha » et s'étend jusqu'au « Fajr ». Son temps obligatoire commence au moment du « Fajr » et s'étend jusqu'au « Subh ». Elle doit être accomplie entre les prières du « Icha » et du « Subh ». Elle clôt les prières surérogatoires nocturnes, notamment le « Chafaâ », lui succède le « Fajr » ensuite le « Subh ».


 La prière de l'« Aid » - صَلَاةُ الْعِيدْ

    La prière de « l'Aid » est effectuée en groupe à la mosquée, elle est composée de 2 « Rakâa » récitées à voix audible par l'imam :

  1. L'imam commence par prononcer « Takbirat Al-Ihram », qu'il enchaîne par 6 « Takbir » consécutifs, ce qui fait un total de 7 « Takbir » avec « Takbirat Al-Ihram ».
  2. Il récite la « Fatiha » et une « Sura », après quoi, il fait un « Rukuâ » puis un « Sujud ».
  3. Après le « Sujud », il se redresse en prononçant le « Takbir » propre au redressement, suivi de 5 « Takbir » lorsqu'il est parfaitement debout.
  4. Il entame alors sa seconde « Rakâa » au cours de laquelle il récite la « Fatiha » et une « Sura », suivie d'un « Rukuâ » et d'un « Sujud », qu'il termine par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ».
  5. Et enfin, il fait 2 prêches en position debout entre lesquels il s'assoit quelques instants.
  6. Son horaire d'accomplissement s'étend du lever du soleil à son point de culmination dans le ciel à la mi-journée.


 La prière de l'« Istisqa » - صَلَاةُ الْإِسْتِسْقَاءْ

La prière de « Istisqa » est effectuée en groupe à la mosquée, elle est composée de 2 « Rakâa » récitées à voix audible par l'imam :

  1. L'imam commence par prononcer « Takbirat Al-Ihram », puis récite la « Fatiha » et une « Sura », après quoi, il fait un « Rukuâ » puis un « Sujud ».
  2. Après le « Sujud », il se redresse en prononçant le « Takbir » propre au redressement, et entame la seconde « Rakâa » en récitant la « Fatiha » et une « Sura ».
  3. Et enfin il termine la prière par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ».
  4. Juste après la prière, l'imam fait 2 prêches en positionn debout, entre lesquels il s'assoit quelques instants.
  5. Une fois le sermon achevé, l'imam s'oriente vers la « qibla » et change la disposition de son vêtement extérieur, ce qui est à droite sera désormais à gauche et vice-versa, les orants feront de même avec leurs vêtements respectifs.
  6. Et voici l'invocation à dire en cette occasion :

    « اللَهُمَّ أَسْقِ عِبَادَكَ وَ بَهِيمَتَكَ وَ انْشُرْ رَحْمَتَكَ٬ وَ أَحْيِي بَلَدَكَ الْمَيِّت »

    « Ô Allah ! Fait descendre la pluie sur Tes serviteurs et Tes bêtes et répand Ta miséricorde, et ramène à la vie Ta cité morte »

    « Allahumma asqi îibadaka wa bahimataka wa anchur rahmataka, wa ahyi baladaka al-mayit »

    Cette prière n'a pas d'horaire d'accomplissement particulier, elle peut être effectuée de jour comme de nuit.


 La prière du « Kusuf » - صَلَاةُ الْكُسُوفْ

La prière du « Kusuf » ou prière de l’éclipse solaire est effectuée en groupe à la mosquée, elle est composée de deux « Rakâa » récitées en silence. Cette prière a la particularité d'avoir deux « Rukuâ » consécutifs séparés par une récitation coranique, elle se déroule comme suit :

  1. L'imam commence par prononcer « Takbirat Al-Ihram », puis récite la « Fatiha » et une « Sura ».
  2. Il effectue ensuite un « Rukuâ », après quoi, il se redresse et récite une « Sura » ou simplement quelques versets coraniques.
  3. Il effectue à nouveau un « Rukuâ », après quoi, il se redresse pour effectuer un « Sujud » ordinaire composé de deux « Sajda ».
  4. Après le « Sujud », il se remet debout et effectue une seconde « Rakâa » identique à la première, qu'il termine par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ».
  5. Son horaire d'accomplissement s'étend du début de l'éclipse à la fin de l'éclipse.

Autres Prières Surérogatoires

 La prière du « Fadjr » - صَلَاةُ الْفَجْرْ

La prière du « Fadjr » est composée deux « Rakâa » récitées en silence, elle est effectuée individuellement. La prière du « Fadjr » bénéficie du statut légal dit « Souhaitable » - رَغِيبَة - ce statut se place juste en dessous du statut « Sunna Confirmée » - سُنَّة مُؤَكَّدَة - La prière du « Fajr » est la seule à avoir ce statut légal, elle est aussi la seule parmi les prières surérogatoires qui peut être rattrapée après que son temps soit passé.

  1. Si le fidèle n'a pas fait le « Subh » pendant son temps régulier, et se retrouve dans son temps obligatoire, il fait immédiatement le « Subh », il fera le « Fajr » juste après en excluant de le faire au moment interdit. Autrement, la prière du « Fajr » reste encore rattrapable jusqu'au moment du « Zawal », à la mi-journée.
  2. Son horaire d'accomplissement est celui du « Subh », sauf qu'elle le précède.


 La prière du « Chafaâ » - صَلَاةُ الشَّفْعْ

La prière du « Chafaâ » est composée d'un nombre pair de « Rakâa », deux ou quatre ou six ..., récitées de préférence à voix audible. Contrairement à la prière du « Witr » dont le statut est de « Sunna Confirmée », la prière du « Chafaâ » est quant à elle de statut « Nafila ».

  1. Si on décide de faire un « Chafaâ » de plus de deux « Rakâa », on doit alors les faire par paire de deux « Rakâa », à la fin de chaque paire on fait le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ».
  2. Son horaire d'accomplissement s'étend de la prière du « Icha » à la prière du « Fajr », elle précède la prière du « Witr ».


 La prière de « Janaza » - صَلَاةُ الْجَنَازَة

La prière de « Janaza » est effectué en groupe à la mosquée, effectuée sans « Rukuâ » ni « Sujud », récitée à voix audible uniquement par l'imam, en silence par tous les fidèles :

  1. S'il s'agit d'une seule dépouille, elle sera placée devant l'imam, la tête de la dépuille à la droite de l'imam, ce dernier se place vers le milieu du corps si c'est un homme, du côté des épaules si c'est une femme.
  2. S'il s'agit de plusieurs dépouilles, elles seront aussi placées devant l'imam, mais les têtes orientées vers la « qibla », et s'il y a des hommes et des femmes, l'imam se placera derrière un des hommes.
  3. L'imam fait « Takbirat Al-Ihram » et invoquera le Seigneur pour le(s) défunt(s).
  4. L'imam fera ensuite 3 « Takbir » consécutifs, suivis chacun par une invocation.
  5. Et à la fin, l'imam fait un « Tasslim » en prononçant une seule fois la formule « As-Salamu Âalaikum » en tournant la tête vers sa droite.
  6. Cette prière n'a pas d'horaire d'accomplissement particulier, elle peut être effectuée de jour comme de nuit.


 La prière de l'« Istikhara » - صَلَاةُ الْإِسْتِخَارَة

La prière de « Istikhara » est effectuée individuellement chez soi, elle est composée de deux « Rakâa » récitées à voix audible ou en silence si nocturne, uniquement en silence si diurne, elle sera de préférence répétée 7 fois, soit au même moment, soit quotidiennement en 7 jours consécutifs. Et voici l'invocation à dire après la prière :

« اللَهُمَّ إِنِّي أَسْتَخِيرُكَ بِعِلْمِكَ٬ وَ أَسْتَقْدِرُكَ بِقُدْرَتِكَ٬ وَ أَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ الْعَظِيمْ٬ فَإِنَّكَ تَقْدِرْ وَ لاَ أَقْدِرْ٬ وَ تَعْلَمْ وَ لاَ أَعْلَمْ وَ أَنْتَ عَلاَّمُ الْغُيُوبْ٬ اللَهُمَّ إِنْ كُنْتَ تَعْلَمْ أَنَّ هَذَا الأَمْرَ خَيْرٌ لِي فِي دِينِي وَ مَعَاشِي وَ عَاقِبَةَ أَمْرِي وَ عَاجِلَ أَمْرِي وَ آجِلُهُ٬ فَاقْدِرْهُ لِي وَ يَسِّرْهُ لِي٬ ثُمَّ بَارِكْ لِي فِيه٬ وَ إِنْ كُنْتَ تَعْلَمْ أَنَّ هَذَا شَّرٌّ لِي فِي دِينِي وَ مَعَاشِي وَ عَاقِبَةَ أَمْرِي وَ عَاجِلَ أَمْرِي وَ آجِلُهُ٬ فَاسْرِفْهُ عَنٍّي٬ وَ اسْرِفْنِي عَنْهُ وَ اقْدٍرْ لِي خَيْرًا حَيْثُ كَانَ٬ ثُمَّ رَضِّنِي بِهِ »

« Ô Allah ! Je Te consulte de par Ta connaissance et je T’implore de m’accorder la capacité par Ton pouvoir et je Te demande de m’octroyer de Ton immense bienfait. Car, Tu es certes Capable et je suis incapable, Tu sais tout tandis que moi je ne sais pas et c’est Toi le Connaisseur de l’invisible - Ô Allah ! Si Tu sais que cette chose (on nomme alors la chose en question) est une source de bien pour moi dans ma religion, dans ma vie présente, ici-bas et dans l’au-delà, destine-la-moi et facilite-la-moi puis bénis-la-moi - et si Tu sais que cela est pour moi une source de mal dans ma religion, dans ma vie présente et dans ma vie future, détourne-la de moi et détourne-moi d’elle et prédestine-moi le bien où qu’il se trouve, puis fais en sorte que je sois satisfait de cette décision »

« Allahumma inni astakhiruka bi-îilmika, wa astaqdiruka bi-qudratika, wa asaluka min fadhlika-l-âadhim, fa-innaka taqdir wa la aqdir, wa taâlam wa la aâlam, wa anta âallamu-l-ghuyub - Allahumma in kunta taâlam anna hadha-l-amra (...) khayrun li fi dini wa maâashi, wa âaqibata amri wa âajila amri wa ajiluhu, fa-qdirhu li wa yassirhu li, thumma barik li fihi - wa in kunta taâlam anna hadha sharrun li fi dini wa maâashî wa âaqibata amri wa âajila amri wa ajiluhu, fa-srifhu âanni, wa srifni âanhu, wa qdir li-khayran haythu kana, thumma radhini bih »

    Cette prière n'a pas d'horaire d'accomplissement particulier, elle peut être effectuée de jour comme de nuit.


 La prière du « Khusuf » - صَلَاةُ الْخُسُوفْ

La prière du « Khusuf » ou prière de l’éclipse lunaire est effectuée individuellement chez soi, elle est composée de deux « Rakâa » récitées à voix audible.

    Son horaire d'accomplissement s'étend du début de l'éclipse à la fin de l'éclipse.


 La prière de « Dhuha » - صَلَاةُ للضُحَىٰ

La prière du « Dhuha » est composée de deux (ou quatre ou six ...) « Rakâa » récitées en silence, traditionnellement en quantre « Rakâa » en deux paires de deux.

    Son horaire d'accomplissement s'étend du lever du soleil à son point de culmination dans le ciel à la mi-journée.


 La prière de « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة

« Nafila » - النَّافِلَة - étant le terme arabe désignant « l’œuvre surérogatoire » en général, la prière de « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة - est la « prière surérogatoire » que les Musulmans accomplissent librement pour se rapprocher d’Allah et s’assurer Son Pardon.

En règle générale, à l'exception de la dernière unité de la prière du « Witr », toute prière surérogatoire se compose de deux « Rakâa », comportant chacune la « Fatiha », une « Sura », un « Rukuâ » et un « Sujud », et sont termiées par le « Tachahud », la « Tassliya » et le « Tasslim ». Toute prière surérogatoire diurne est récitée systématiquement en silence, la nocturne quant à elle, est récitée de préférence à voix audible, sinon en silence.

Moments Interdits ou Détestables.

Si l’accomplissement de la prière canonique ne connait pas de moment interdit ou détestable, la prière surérogatoire a quant à elle ses moments interdits et ses moments détestables :

  Les moment où la prière surérogatoire est interdite :

  1. Aux moments du lever et du coucher du soleil, entre l’instant où le soleil commence à apparaitre et l’instant où il apparait complètement le matin au lever, et entre l’instant où le soleil commence à disparaitre et l’instant où il disparait complètement le soir au coucher.
  2. Pendant la prière du vendredi à la mosquée, aussi bien au cours du prêche au moment où l'imam se trouve sur la chaire le « Minbar », que pendant l’accomplissement des deux « Rakâa » de cette prière de « Djumuâa », on ne fait donc pas la prière surérogatoire de salut de la mosquée.
  3. Pendant l’horaire obligatoire de la prière canonique qui n'aura pas encore été accomplie, ou encore au dernier moment de l’horaire régulier d’une prière canonique, si faire la prière surérogatoire risque de s’étendre à l’horaire obligatoire de la prière canonique en question.
  4. Au cours d’une prière canonique entrain d’être accomplie en groupe à la mosquée, si on entre dans une mosquée et que la prière canonique du moment est entrain d’être accomplie, on rejoint immédiatement la prière de groupe en cours, on ne fait pas de prière surérogatoire. De même, si on n’a pas fait une ou plusieurs de ses prières canoniques de la journée, et que l’on rentre dans une mosquée au sein de laquelle la prière canonique du moment est entrain d’être accomplie, on rejoint immédiatement la prière de groupe en cours, et après on rattrape ses prières.

  Les moments où la prière surérogatoire est détestable :

  1. Entre l'aube et le lever du soleil, et ce à l'exception du « Fajr » ou du « Witr » qui n'auraient pas été accomplis auparavant et que l'on souhaite rattraper avant d'accomplir la prière du « Subh », à condition que le « Subh » soit accompli pendant son horaire régulier.
  2. Entre le la prière du « Assr » et la prière du « Maghrib », dans cet intervalle on peut naturellement effectuer la proternation de récitation - سُجُودْ التِّلَاوَة - le cas échéant, le Coran compte 15 versets coraniques suite à la lecture desquels le Musulman effectue une « Sajda » dite prosternation de récitation. La prosternation de récitation est une tradition prophétique, non obligatoire, on la fait aussi bien pendant les prières canoniques ou suréogatoires qu'au cours d'une simple lecture du Coran hors contexte de prière, elle consiste en une « Sajda » au cours de laquelle on dit en silence trois fois « subhana rabbi al-aâla » - « سُبْحَانَ رَبَّي الْأَعْلَىٰ ».
Index des termes arabes transcrits en caractères latins
    Présentation
    Les piliers ou fondements - الأَرْكَانْ
    1  L'intention
    النِّيَّةُ لِلصَّلَاةْ

    Le 1er « Rukn » est d’émettre l'intention de faire la prière, l'intention est l’idée ferme et consciente de réaliser une prière déterminée, par exemple la prière du « Subh » ou du « Dhuhr », entre autres.


    On pourrait se poser la question s’il est permis de commencer une prière donnée après avoir émis l'intention de l'accomplir nommément, et au cours de son accomplissement on veuille la transformer en une autre prière en pensant qu'il suffirait de modifier l’intention, en réponse à la question, il faut distinguer les prières dites « déterminées » - « الْمُعَيَّنَة » - des prières dites « indéterminées » - « الْمُطْلَقَة ».

    La question de la détermination ou de l’indétermination est claire pour les prières canoniques, elles sont toutes les cinq considérées d’office comme prières « déterminées », leur détermination est simplement leurs caractères obligatoires, ce sont plutôt les prières surérogatoires, c'est-à-dire non canoniques, parmi lesquelles il faudrait distinguer les prières « déterminées » des prières « indéterminées ».

     Les prières « indéterminées » sont simplement les prières surérogatoires sans dénomination spécifique que le fidèle accompli librement de lui-même, de jour comme de nuit, elles ne sont déterminées ni par un nombre particulier de « Rakâa » hormis l’indispensable parité du nombre, ni par un temps particulier hormis la proscription de leur accomplissement aux moments interdits, ni par un événement spécial.

     Les prières « déterminées » quant à elles regroupent donc en premier lieu les cinq prières canoniques le « Subh », le « Dhuhr », le « Assr », le « Maghbib » et le « Icha », et en second lieu les prières surérogatoires liées soit à un événement particulier tels que le « Kusuf », le « Khusuf », l’« Istisqa », l’« Istikhara », « Tahyatu Al-Masjid », soit à un temps particulier tels que le « Witr », le « Fajr », le « Tarawih », l’« Aid », le « Dhuha ».

    Trois situations peuvent alors se prétenter :

      De prière « déterminée » à prière « déterminée » - non valide.

    1. Du « Assr » au « Dhuhr ».
    2. Du « Dhuha » au « Fajr ».

      De prière « indéterminée » à prière « déterminée » - non valide.

    1. De « Nafila » à « Subh ».
    2. De « Nafila » à « Fajr ».

      De prière « déterminée » à prière « indéterminée » - valide.

    1. Du « Fajr » à « Nafila », le fidèle se rappelle au cours de sa prière du « Fajr » qu’il n’a pas fait son « Witr », il transforme alors son « Fajr » en « Nafila », rattrape son « Witr », puis fait son « Fajr ».
    2. Le fidèle fait le « Dhuhr » en individuel à la mosquée, et une prière du « Dhuhr » en groupe commence à ce moment là, il peut transformer son « Dhuhr » en « Nafila » en faisant le « Tasslim » après deux Rakâa pour rejoindre le groupe.

    Remarque : Si la quatrième situation de transfert d'intention de prière « indéterminée » à prière « indéterminée » n’a pas été énuméré ci-dessus, c’est parce que le cas ne se présente réellement pas.

    1. La prière « indéterminée » est simplement une « Nafila » à deux « Rakâa » dont l'intention se résume à l'accomplissement d'une prière surérogatoire, sans dénomination spécifique, sans rapport à un événement particulier ou à une détermination horaire.
    2. Lorsqu'on entame une « Nafila » de cette sorte, on ne peut avoir à l'esprit l'idée de transformer cette « Nafila » en une « Nafila » de la même sorte, dans le pseudo passage de prière « indéterminée » à prière « indéterminée », l’intention n’est en rien modifiée.

    2  « Takbirat Al-Ihram » - « Allahu Akbar » de sacralisation
    تَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامْ وَ هِيَ قَوْلُ اللهُ أَكْبَرْ

    Le 2ème « Rukn » est de dire « Takbirat Al-Ihram » - « اللهُ أَكْبَرْ » - « Allah est Plus Grand », formule de sacralisation par laquelle on entre dans la prière.


     L'imam ou celui qui prie seul la dira à voix audible dans toute prière, aussi bien de forme « Sirr » que de forme « Djahr ».

     Celui qui prie derrière l'imam la dira en principe en silence, sauf si la voix de l'imam n'arrive pas aux rangs éloignés, dans ce cas chaque fidèle la dira à voix audible de façon que tout le monde l'entende.

    3  Être debout pour « Takbirat Al-Ihram »
    الْقِيَامُ لِتَكْبِيرَةُ الْإِحْرَامْ

    Le 3ème « Rukn » est d'être debout pour dire « Allahu Akbar », une formule qui requiert que le sujet se maintienne debout dans une position droite.


     Lorsqu’on rejoint une prière de groupe alors que la prière a déjà commencé, on s’aligne correctement avec les fidèles et :

    ▸ 1. On prononce « Takbirat Al-Ihram » en position debout, il faut bien savoir que la position debout est un « Rukn », un « pilier ».

    ▸ 2. On adopte immédiatement la posture de l'imam, quelque soit sa posture, qu'il soit debout, en inclinaison, en prosternation ou assis.

    4  La récitation de la « Fatiha »
    قِرَاءَةُ سُورَةُ الْفَاتِحَة

    Le 4ème « Rukn » est de réciter la « Fatiha », la première « Sura » du Coran qui en compte 114.

    « ٱلْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَـٰـلَمِينَ الرَّحْمَـٰـنِ الرَّحيمِ مَـٰـلِكِ يَوْمِ الدِّينِ إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَ إِيَّاكَ نَسْتَعِينُ ٱهْدِنَا الصِّرَٰطَ ٱلْمُسْتَقِيمَ صِرَٰطَ آلَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ ٱالْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَ لَا ٱلضَّآلِينَ »

    « Louange à Allah, Seigneur de l'univers Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Maître du Jour de la rétribution C'est Toi Seul que nous adorons, et c'est Toi Seul dont nous implorons secours Guide-nous dans le droit chemin Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés »

    « al hamdu li-Llahi rabbi-l-âalamina ar-rahmani ar-rahimi maliki yawm ad-dini iyaka naâbudu wa iyaka nastaâinu ihdina as-sirata al-mustaqima sirata al-ladhina anâamta âalayhim ghayri al-maghđhubi âalayhim wa la ad-dhalina »


    Pour l'imam et celui qui prie seul :

     La « Fatiha » est dite à voix audible pour les deux « Rakâa » du « Subh » ainsi que les deux premières « Rakâa » du « Maghrib » et du « Icha ».

     La « Fatiha » est dite en silence pour toutes les « Rakâa » du « Dhuhr » et du « Assr », la 3ème « Rakâa » du « Maghrib » et les deux dernières « Rakâa » du « Icha ».

     Dans les prières surérogatoires de type « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة - la « Fatiha » est dite de préférence à voix audible la nuit, elle est dite systématiquement en silence le jour.

    Pour celui qui prie derrière l'imam :

     La « Fatiha » est dite tout le temps en silence pour toutes les « Rakâa » de toutes les prières.


    Dans l’école malékite, il n’est pas recommandé de dire la « Basmala » - « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » - بِـسْمِ ٱللهِ ٱلرَّحْمـٰنِ ٱلرَّحِيمِ - « bismillahi ar-rahmani ar-rahimi » - avant de réciter la « Fatiha », la « Fatiha » est récitée immédiatement après « Takbirat Al-Ihram ».

    5  Être debout pour la « Fatiha »
    الْقِيَامُ لِقِرَاءَةُ الْفَاتِحَة

    Le 5ème « Rukn » est d'être debout pour réciter la « Fatiha », la première « Sura » du Coran, une récitation qui requiert que le sujet se maintienne debout dans une position droite.


    Pour rappel, il faut être debout pour réciter la « Fatiha » tout comme il faut être debout pour dire « Takbirat Al-Ihram » ainsi que pour réciter la « Sura ».

    6  L'inclinaison
    الرُّكُوعْ

    Le 6ème « Rukn » est de faire le « Rukuâ » - « l'inclinaison » - ça consiste à incliner le buste à la parallèle du sol, sans précipitation, en gardant les jambes droites à la verticale et non fléchies, le dos non voûté en ligne droite avec la tête, en posant les deux mains sur les genoux, les doigts légèrement écartés.


    Comme il sera énoncé dans la 5ème « Fadila », le fidèle dira en silence pendant le « Rukuâ » trois fois « subhana rabbi al-âadhim » - « سُبْحَانَ رَبَّي الْعَظِيمْ » - « Gloire à mon Seigneur, le Puissant ! ».

    7  Se redresser après l'inclinaison
    الرَّفْعُ مِنَ الرُّكُوعْ

    Le 7ème « Rukn » est de se redresser après l'inclinaison, le sujet se relève doucement de l'inclinaison, sans précipitation, et se maintient parfaitement debout dans une position droite.


    Il est détestable de se redresser et d'entamer la prosternation avec précipitation, c'est à dire sans bien marquer le redressement avec une pause de 3 secondes en position debout avant de se prosterner.

    Comme il sera énoncé en détail dans la 6ème « Sunna » puis dans la 6ème « Fadila », le fidèle dira dès qu'il commence à se redresser « سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهْ ٬ رَبَّنَا وَ لَكَ الْحَمْدْ » - « Allah a entendu celui qui Le loue ! Ô Seigneur, à Toi la louange ! » - « samiâa Allahu li-man hamidah - rabbana wa-laka al-hamd ». Merci de se référer aux détails décrivant les modalités de cette formule !

    8  La double prosternation
    السُّجُودْ

    Le 8ème « Rukn » est de faire le « Sujud » - « la prosternation » - ça consiste à se prosterner à deux reprises, en deux « Sajda » :


    Comme il sera énoncé dans la 10ème « Sunna », la prosternation doit être faite de la manière suivante :

    ▸ La tête posée au sol, de sorte que le front et le nez touchent le sol.
    ▸ Les deux mains plaquées au sol, seules les paumes en contact avec le sol, doigts joints en direction de la « qibla », bras et avant-bras légèrement écartés du buste et maintenus en l'air.
    ▸ Les deux genoux posés au sol, jambes tenues à la verticale et perpendiculaires au sol.
    ▸ Les deux pieds posés au sol, pieds maintenus à la verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.


    Par prosternation, on entend deux « Sajda » successives entre lesquelles on s'assoit 3 secondes, la position assise entre les deux « Sajda » est imposée par le 9ème « Rukn » où elle est décrite.

    9  S'assoir entre les 2 prosternations
    الجُلُوسْ بَيْنَ السَّجْدَتَينْ

    Le 9ème « Rukn » est de s'assoir entre les deux prosternations, le sujet se relève doucement de la première « Sajda », sans précipitation, et se maintient en posture assise avant d'entamer la seconde « Sajda ».


    Il est détestable de se redresser de la première « Sajda » et d'entamer la seconde « Sajda » avec précipitation, c'est à dire sans marquer le redressement de la première « Sajda » par une pause de 3 secondes en position assise droite avant d'entamer la seconde « Sajda ».

    Il est recommandé de s'assoir comme il se doit, buste droit à la verticale, le dos non voûté en ligne droite avec la tête, les mains posées sur les genoux, le pied gauche sous la cuisse gauche, le pied droit en position verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.

    10  Le « Tasslim »
    التَّسْلِيمْ وَ هُوَ قَوْلُ السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ

    Le 10ème « Rukn » est de dire le « Tasslim » - « السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ » - « La paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction ! » - « as-salamu âalaikum wa rahmatu Allahi wa barakatuhu » - formule par laquelle le sujet clôt la prière.


     L'imam ou celui qui prie seul la dira à voix audible une seule fois en tournant sa tête vers sa droite, pas besoin de la dire deux fois.

     Celui qui prie derrière l'imam la dira deux fois, une fois à voix audible en tournant sa tête vers sa droite, et une seconde fois en silence en tournant sa tête vers sa gauche, en guise de réponse à l'imam et aux fidèles.

    11  S'assoir pour le « Tasslim »
    الْجُلُوسْ لِلسَّلَامْ

    Le 11ème « Rukn » est d'être assis pour dire le « Tasslim » - « السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ » - « La paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction ! » - « as-salamu âalaikum wa rahmatu Allahi wa barakatuhu ».


    Il est recommandé d'adopter une position assise correcte pour dire le « Tasslim », le buste droit à la verticale, le dos non voûté en ligne droite avec la tête, les mains posées sur les genoux, le pied gauche sous la cuisse gauche, le pied droit en position verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.

    12  La posture droite
    الْإِعْتِدَالْ

    Le 12ème « Rukn » est d'adopter une posture droite, au cours de la prière, notamment quand :

    ▸ On prononce « Takbirat Al-Ihram ».
    ▸ On récite la « Fatiha » ou la « Sura ».
    ▸ On se redresse après le « Rukuâ ».
    ▸ On se redresse entre les deux « Sajda ».
    ▸ On récite le « Tachahud » ou la « Tassliya ».
    ▸ On prononce « Assalamu Alaykum » à la fin de la prière.

    13  La quiétude
    الطَّمَأْنِينَة

    Le 13ème « Rukn » est la quiétude, la quiétude dans toutes les postures prises et tous les mouvements effectués au cours de la prière, toute posture est prise en toute tranquillité et tout mouvement d'une position à une autre est effectué en toute sérénité, doucement et sans précipitation.


    Il est détestable de faire la prière en n'ayant pas l'esprit tranquille, le défaut de quiétude implique un défaut de concentration dans la prière et entâche la qualité de la dévotion qui doit normalement être la plus pure possible.

    14  Ordonner les piliers
    تَرْتِيبْ الْأَرْكَانْ

    Le 14ème « Rukn » est enfin de respecter l'ordre des « Rukn » dans l'accomplissement de la prière :

    1. Emettre l'intention de faire la prière.
    2. Dire « Takbirat Al-Ihram » - « Allahu Akbar » de consécration.
    3. La récitation de la « Fatiha ».
    4. L'inclinaison - le « Rukuâ ».
    5. La double prosternation - le « Sujud ».
    6. Dire le « Tasslim » - « As-Salamu Âalaikum ».

    Les règles ou traditions prophétiques - السُّنَنْ
    1  Récitation d'une « Sura »
    قِرَاءَةُ السُّورَة بَعْدِ سُورَةُ الْفَاتِحَة

    La 1ère « Sunna » est de réciter une « Sura » quelconque du Coran, ou à défaut quelques versets, à la suite de la récitation de la « Fatiha », et ce uniquement dans les deux premières « Rakâa » de la prière, elle n'est pas récitée dans les 3ème et 4ème « Rakâa ».


    On indiquera ci-dessous comme exemple la « Sura » dite de Loyauté (loyauté dans le monothéisme), c'est le 112ème « Sura » du Coran, qui peut être récitée dans toute prière, elle est très facile à apprendre :

    « قُلْ هُوَ ٱللهُ أَحَدٌ ٱللهُ ٱلصََّمَدُ لَمْ يَلِدْ وَ لَمْ يُولَدْ وَ لَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ »

    « Dis Allah est Un Allah de plénitude n'a pas engendré ni n'a été engendré et pas un ne Lui ressemble »

    « qul Huwa Allahu Ahadun Allahu As-Samadu lam yalid wa lam yulad wa lam yakun lahu kufuan ahad »


    Dans l’école malékite, il n’est pas nécessaire de dire la « Basmala » - « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » - بِـسْمِ ٱللهِ ٱلرَّحْمـٰنِ ٱلرَّحِيمِ - « bismillahi ar-rahmani ar-rahimi » - avant la récitation de la « Sura », cependant certains la récitent avant la « Sura », en guise de transition entre la récitation de la « Fatiha » et celle de la « Sura »

    Pour l'imam et celui qui prie seul :

     La « Sura » est récitée à voix audible dans les « Rakâa » de forme « Djahr », c'est à dire les deux « Rakâa » du « Subh » ainsi que les deux premières « Rakâa » du « Maghrib » et du « Icha ».

     La « Sura » est récitée en silence dans les « Rakâa » de forme « Sirr », c'est à dire les deux premières « Rakâa » du « Dhuhr » et du « Assr ».

     Dans les prières surérogatoires de type « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة - la « Sura » est récitée de préférence à voix audible la nuit, elle est récitée systématiquement en silence le jour.

    Pour celui qui prie derrière l'imam :

     La « Sura » est récitée en silence pour toutes les « Rakâa » de toutes les prières.

    2  Se tenir debout pour la « Sura »
    الْقِيَامُ لِقِرَاءَةِ السُّورَة

    La 2ème « Sunna » est d'être debout pour réciter la « Sura », la récitation de la « Sura » requiert que le sujet se maintienne debout dans une position droite.


    Pour rappel, il faut être debout pour réciter la « Sura » tout comme il faut être debout pour dire « Takbirat Al-Ihram » ainsi que pour réciter la « Fatiha ».

    3  La récitation à voix audible
    الْجَهْرُ بِالْقِرَاءَةِ فِي مَوْضِعِ الجَهْرْ

    La 3ème « Sunna » est de réciter à voix audible la « Fatiha » et la « Sura » à l'endroit où cela s'impose, les 2 « Rakâa » du « Subh » ainsi que les 2 premières « Rakâa » du « Maghrib » et du « Icha ».


    Le caractère audible de la récitation coranique est préférable la nuit lors des prières surérogatoires de type « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة - néanmoins on peut tout aussi bien les faire en silence la nuit.

    4  La récitation en silence
    السِّرُّ بِالْقِرَاءَةِ فِي مَوْضِعِ السِّرّْ

    La 4ème « Sunna » est de réciter en silence la « Fatiha » et/ou la « Sura » à l'endroit où cela s'impose, le « Dhuhr » et le « Assr » entièrement, la 3ème « Rakâa » du « Maghrib » ainsi que les 2 dernières « Rakâa » du « Icha ».


    Le caractère silence de la « Rakâa » est obligatoire le jour lors des prières surérogatoires de type « Nafila » - صَلَاةُ النَّافِلَة - il n'est pas permis de les faire à voix audible le jour.

    5  Les « Allahu Akbar » de la prière
    التَّكْبِيرْ غَيْرْ تَكْبِيرِةُ الإِحْرَامْ

    La 5ème « Sunna » est de dire les « Takbir » de transition ou de mouvement, les « Allahu Akbar » autres que le « Allahu Akbar » de sacralisation (« Takbirat Al-Ihram ») qui est un « Rukn » et non une « Sunna ».


    ▸ Dans la prière unitaire (« Witr »), on compte 5 « Takbir » de transition.
    ▸ Dans la prière binaire (« Subh »), on compte 10 « Takbir » de transition.
    ▸ Dans la prière ternaire (« Maghrib »), on compte 16 « Takbir » de transition.
    ▸ Dans la prière quaternaire (« Dhuhr », « Assr » et « Icha »), on compte 21 « Takbir » de transition.

    6  La formule « samiâa Allahu li-man hamidah »
    قَوْلُ سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهْ

    La 6ème « Sunna » est de dire « samiâa Allahu li-man hamidah » - « سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَه » - « Allah a entendu celui qui Le loue ! ».


     L'imam la dira tout le temps à voix audible sans lui adjoindre la formule « rabbana wa laka al-hamd », aussi bien lors des « Rakâa » de forme « Sirr » que les « Rakâa » de forme « Djahr », et ce pour que ceux qui prient derrière lui sachent quand il faut se redresser du « Rukuâ » et qu'ils le fassent avec lui.

     Celui qui prie derrière l'imam ne la dira pas, il est tenu de dire à voix audible « rabbana wa laka al-hamd » après que l'imam ait dit « samiâa Allahu li-man hamidah », aussi bien lors des « Rakâa » de forme « Sirr » que les « Rakâa » de forme « Djahr ».

     Celui qui prie seul la dira en la faisant suivre de la formule « rabbana wa laka al-hamd », il dira les deux formules à voix audible dans les « Rakâa » de forme « Djahr », et en silence dans les « Rakâa » de forme « Sirr ».

    7  Le « Tachahud »
    التَّشَهُّدْ

    La 7ème « Sunna » est de dire le « Tachahud » - التَّشَهُّدْ - formule d'attestation de foi récitée systématiquement en silence, quelque soit la prière, dit après la deuxième « Sajda » de la deuxième « Rakâa », et éventuellement après la deuxième « Sajda » de la dernière « Rakâa ».

    « التَّحِيَّاتُ للهِ ، الزَِاكِيَاتُ للهِ ، الطَّيِّبَاتُ الصَّلَوَاتُ للهِ ، السَّلآمُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبِيُّ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ ، السَّلآمُ عَلَيْنَا وَ عَلَى عِبَادِ اللهِ الصَالِحِينَ ، أَشْهَدُ أَنّْ لآ إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَ أَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللهِ »

    « Les salutations pour Allah, les choses pures pour Allah, les bonnes choses et les prières pour Allah, que la paix soit sur toi ô Prophète ainsi que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction, que la paix soit sur nous ainsi que les pieux serviteurs d'Allah, j'atteste qu'il n'est de divinité qu'Allah, et j'atteste que Muhammad est Son Messager ».

    « at-tahiyatu lillahi, azakiyatu lillahi, atayibatu asalawatu lillahi, as-salamu âalayka ayuha an-nabiyu wa rahmatu Allahi wa barakatuhu, as-salamu âalayna wa âala îbadi Allahi as-salihin, ash-hadu an la ilaha illa Allah wa ash-hadu anna Muhammadan rasulu Allah »

    8  S'assoir pour le « Tachahud »
    الْجُلُوسْ لِلتَّشَهُّدْ

    La 8ème « Sunna » est d'être assis pour dire le « Tachahud », le « Tachahud » est dit après la deuxième « Sajda » de la deuxième « Rakâa », et éventuellement après la deuxième « Sajda » de la dernière « Rakâa ».


    Il est recommandé de dire le « Tachahud » en étant assis comme il se doit, buste droit à la verticale, le dos non voûté en ligne droite avec la tête, les mains posées sur les genoux avec l'index de la main droite levé, le pied gauche sous la cuisse gauche, le pied droit en position verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.

    9  La « Tassliya »
    التَّصْلِيَة وَ هِيَ الصَّلَاةُ عَلَىٰ النَّبِيِّ بَعْدَ التَّشَهُّدْ الْأَ خِيرْ

    La 9ème « Sunna » est de dire la « Tassliya » - « التَّصْلِيَة » - qui est récitée systématiquement en silence en position assise, à la suite du dernier « Tachahud », mains posées sur les genoux et index de la main droite levé.

    « اللَّهُمَّ صَّلِّ وَ سَلِّمْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَّيْتَ وَ سَلَّمْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ ، اللَّهُمَّ باَرِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَ عَلَى آلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ ، فِي الْعَالَمِينَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ »

    « Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Abraham et sur la famille d'Abraham, et répands Tes bénédictions sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu les as répandues sur Abraham et sur la famille d'Abraham, dans l'Univers Tu es le seul digne de Louange, le Glorieux ».

    « Allahumma salli âla Muhammadin wa âla ali Muhammadin kama sallayta âla Ibrahima wa âla ali Ibrrahima, Allahumma barik âla Muhammadin wa âla ali Muhammadin kama barakta âla Ibrahima wa âla ali Ibrahima, fi-l-âlamina innaka hamidun majid ».


    Il est recommandé de dire la « Tassliya » en étant assis comme il se doit, buste droit à la verticale, le dos non voûté en ligne droite avec la tête, les mains posées sur les genoux avec l'index de la main droite levé, le pied gauche sous la cuisse gauche, le pied droit en position verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.

    10  Prosternation sur les orteils, les genoux et les mains
    السُّجُودْ عَلَىٰ صَدْرْ الْقَدَمَيْنْ وَ عَلَىٰ الرَّكْبَتَيْنْ وَ الْكَفَّيْنْ

    La 10ème « Sunna » est de se prosterner à la fois sur la partie inférieure des orteils, les genoux et les mains.


    La prosternation doit être faite de la manière suivante :

    ▸ La tête posée au sol, de sorte que le front et le nez touchent le sol.
    ▸ Les deux mains plaquées au sol, seules les paumes en contact avec le sol, doigts joints en direction de la « qibla », bras et avant-bras légèrement écartés du buste et maintenus en l'air.
    ▸ Les deux genoux posés au sol, jambes tenues à la verticale et perpendiculaires au sol.
    ▸ Les deux pieds posés au sol, pieds maintenus à la verticale, la partie inférieure des orteils reposant sur le sol.


    Par prosternation, on entend deux « Sajda » successives entre lesquelles on s'assoit 3 secondes, la position assise entre les deux « Sajda » est imposée par le 9ème « Rukn » où elle est décrite.

    11  Répondre par le « salam » à l'imam
    رَدّ الْمُقْتَدِي السَّلَامُ عَلَىٰ إِمَامِهِ

    La 11ème « Sunna » est de répondre au « Tasslim » de l'imam lors de la clôture de la prière, dire « السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ » - « La paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction ! » - « as-aalamu âalaikum wa rahmatu Allahi wa barakatuhu ».


    La réponse au « Tasslim » de l'imam consiste à dire en silence le « Tasslim » une deuxième fois en tournant sa tête vers sa gauche après l'avoir dit une première fois à voix audible en tournant sa tête vers sa droite.

    12  La perfection dans la quiétude
    الزَّائِدْ عَلَىٰ قَدْرِ الطَّمَأْنِينَة

    La 12ème « Sunna » est de parfaire la quiétude, énoncée par le 13ème « Rukn », la quiétude dans toutes les postures prises et tous les mouvements effectués au cours de la prière, toute posture est prise en toute tranquillité et tout mouvement d'une position à une autre est effectué en toute sérénité, doucement et sans précipitation.


    Il est détestable de faire la prière en n'ayant pas l'esprit tranquille, le défaut de quiétude implique un défaut de concentration dans la prière et entâche la qualité de la dévotion qui doit normalement être la plus pure possible.

    13  La caractère audible de « As-Salamu Âalaikum »
    الْجَهْرُ بِتَسْلِيمَةِ التَّحْلِيلْ

    La 13ème « Sunna » est de dire à voix audible le « Tasslim » - « السَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَ رَحْمَةُ اللهِ وَ بَرَكَاتُهُ » - « La paix soit sur vous ainsi que la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction ! » - « as-aalamu âalaikum wa rahmatu Allahi wa barakatuhu » - formule de clôture de la prière.


     On rappelle que l'imam ou celui qui prie seul le dira à voix audible une seule fois en tournant sa tête vers sa droite, pas besoin de la dire deux fois.

     Celui qui prie derrière l'imam le dira deux fois, une fois à voix audible en tournant sa tête vers sa droite, et une seconde fois en silence en tournant sa tête vers sa gauche, en guise de réponse à l'imam et aux fidèles.

    14  L'écoute attentive de l'imam
    الْإِنْصَاةُ لِلإِمَامِ فِيمَا يَجْهَرُ بِهِ

    La 14ème « Sunna » est d'écouter attentivement l'imam en tout ce qu'il dit, notamment dans sa récitation coranique.


    L'écoute de l'imam empêche l'esprit d'aller se promener quelque part dans des pensées qui n'ont rien à voir avec la prière, le manque de concentration dans la prière entâche la qualité de la dévotion qui doit normalement être la plus pure possible.

    Les vertus ou actes méritoires - الفَضَائِلْ
    1  Lever les deux mains pour le « Allahu Akbar » de sacralisation
    رَفْعُ الْيَدَّيْنِ عِنْدَ تَكْبِيرَةِ الإِحْرَامْ

    La 1ère « Fadila » est de lever les deux mains lors de « Takbirat Al-Ihram », lorsqu'on prononce la formule de sacralisation « Allahu Akbar ».


    Il s'agit de lever les deux mains de chaque côté de la têteau, jusqu'au niveau des oreilles, pour prononcer « Takbirat Al-Ihram » au commencement de la prière, la formule de sacralisation « Allahu Akbar ».

    2  Allongement et écourtement de la récitation
    تَطْوِيلُ وَ تَقْصِيرُ الْقِرَاءَةِ فِي مَوْضِعِهِمَا

    La 2ème « Fadila » est de allonger ou écourter la récitation du Coran dans les prières concernées.

    ▸ Alllonger la récitation du Coran lors des prières du « Subh » et du « Dhuhr ».
    ▸ Ecourter la récitation du Coran lors des prières du « Assr » et du « Maghrib ».
    ▸ Modérer la récitation du Coran lors de la prière du « Icha ».

    3  Récitation des assistants avec l'imam.
    قِرَاءَةُ الْمَأْمُومِ مَعَ الْإِمَامِ فِي صَلَاةِ السِّرِّ

    La 3ème « Fadila » est de réciter le coran en silence avec l'imam lors des prière de forme « Sirr », notamment lors des prières du « Dhuhr » et du « Assr », lors de la 3ème « Rakâa » du « Maghrib » ainsi que les deux dernières « Rakâa » du « Icha ».


    Réciter le Coran en silence avec l'imam empêche l'esprit d'aller se promener quelque part dans des pensées qui n'ont rien à voir avec la prière, le manque de concentration dans la prière entâche la qualité de la dévotion qui doit normalement être la plus pure possible.

    4  La formule « Amine ! » après la « Fatiha »
    التَّأْمِينُ إِثْرَ قِرَاءَةِ سُورَةِ الْفَاتِحَة

    La 4ème « Fadila » est de dire à voix audible « Amine ! » - « آمِينْ » - qui signifie « Amen ! », à la fin de la récitation de la « Fatiha » dans la continuité du dernier verset, uniquement dans les « Rakâa » de forme « Djahr ».


    On rappelle que dans la prière de groupe, l'imam ne la dit pas, seuls ceux qui prient derrière lui la diront à voix modérée. En revanche, elle est dite systématiquement par celui qui prie en individuel.

    5  Le « Tassbih » lors du « Rukuâ » et du « Sujud »
    التَّسْبِيحُ فِي الرُّكُوعِ وَ السُّجُودِ

    La 5ème « Fadila » est de dire le « Tassbih » - « التَّسْبِيحْ » - lors des « Rukuâ » et des « Sujud » de toute prière :


     En station de « Rukuâ », le fidèle dira en silence trois fois « subhana rabbi al-âadhim » - « سُبْحَانَ رَبَّي الْعَظِيمْ » - « Gloire à mon Seigneur, le Puissant ! ».

     En station de « Sujud », le fidèle dira en silence trois fois « subhana rabbi al-aâla » - « سُبْحَانَ رَبَّي الْأَعْلَىٰ » - « Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut !».

    6  La formule « rabbana wa-laka al-hamd »
    قَوْلُ رَبَّنَا وَ لَكَ الْحَمْدُ

    La 6ème « Fadila » est de dire « rabbana wa-laka al-hamd » - « رَبَّنَا وَ لَكَ الْحَمْدْ » - « Ô Seigneur, à Toi la louange ! », à la suite de la formule « samiâa Allahu li-man hamidah » - « سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَه » - « Allah a entendu celui qui Le loue ! » qui est prononcée lorsqu'on se redresse du « Rukuâ ».


    On rappelle que dans la prière de groupe, l'imam ne la dit pas après avoir dit « samiâa Allahu li-man hamidah », il ne la dit pas à voix audible, il pourra la dire en silence avec ceux qui prient derrière lui qui la diront à voix audible.

    7  L’invocation du « Qunût »
    الْقُنُوتُ فِي صَلَاةِ الصُّبْحْ
    La 7ème « Fadila » est de dire le « Qunût », une invocation à dire en silence juste après s’être relevé du « Rukuâ » de la seconde « Rakâa » du « Subh ».

    « اللَّهُمَّ إِنَّا نَسْتَعِينُكَ وَ نُؤْمِنُ بِكَ وَ نَتَوَكَّلُ عَلَيْكَ وَ نُثْنِي عَلَيْكَ الْخَيْرَ وَ نَشْكُرُكَ وَ لَا نَكْفُرُكَ وَ نَخْلَعُ وَ نَتْرُكُ مَنْ يَفْجُرُكَ ٬ اللَّهُمَّ إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَ لَكَ نُصَلِّي وَ نَسْجُدُ وَ إِلَيْكَ نَسْعَىٰ وَ نَحْفِدُ ٬ اللَّهُمَّ نَرْجُو رَحْمَتَكَ وَ نَخْشَىٰ عَذَابَكَ إِنَّ عَذَابَكَ الْجِّدُّ بِالْكَافِرِينَ مُلْحَقٌ »

    « Mon Seigneur, nous croyons en Toi, sollicitons Ton assistance, et nous nous confions à Toi, Te faisons de bonnes louanges et ne Te renions pas. Nous désavouons totalement ceux qui sont ingrats envers Toi et les abandonnons. Mon Seigneur, c’est Toi que nous adorons et C’est pour Toi que nous prions et nous prosternons. C’est vers Toi que nous nous dirigions et nous rassemblons. Nous espérons bénéficier de Ta miséricorde et redoutons Ton châtiment. Il est vrai que Ton châtiment inéluctable frappera les mécréants. »

    « Allahoumma, innâ nastaînouka wa nouminou bika wa natawakkalou alayka wa nouthni alayka al-khayra wa nachkourouka wa la nakfourouka, wa nakhlaû wa natruku man yafdjuruk. Allahoumma iyyaka na’boudou wa laka noussali wa nasdjoudou, wa ilayka nas’aa wa nahfidou, narjou rahmataka wa nakhafou adhabaka inna adhabaka al-djidda bi al-kaafirîna mulhaqun. »

    La Pratique
    Les Ablutions

    Les 3 types de purification rituelle

    L'ablution, ou purification rituelle, consiste à laver ou purifier certaines parties du corps suite à un état d'impureté, elle est obligatoire pour accomplir la prière, on compte trois types d'ablutions :

     1. Le « Wudu » - الْوُضُوءْ - ablution mineure, doit être effectué suite à toute impureté mineure provoquée par la sortie de l’une des deux issues de matières, de liquides ou de gaz. Le « Wudu » est effectué au moyen d'une eau pure, propre et non altérée.

     2. Le « Ghusl » - الْغُسْلْ - ablution majeure, doit être effectué suite à toute impureté majeure provoquée lors de rapport ou de jouissance sexuel, ou pour la femme lors des menstrues ou des lochies. Le « Ghusl » est effectué au moyen d'une eau pure, propre et non altérée.

     3. Le « Tayamum » - التَّيَمُّمْ - ablution sèche, elle remplace les deux premières lorsque l'eau est indisponible ou incapacité de s'en servir pour raison de santé. Le « Tayamum » s'effectue au moyen du sol naturel pur, ce qui apparaît à la surface de la terre comme la terre, le sable, les pierres, ou la terre saline. Le « Tayamum » ne peut se faire avec le végétal comme le bois, ni avec ce qui a été transformé ou altéré par l’homme.

    Note : À la différence du « Wudu » qui peut servir pour accomplir plusieurs prières de la journée, tant qu'il n'a pas été annulé, ou encore du « Ghusl » qui reste valable plusieurs jours d'affilée, tant qu'il n'a pas été annulé lui aussi, le « Tayamum » quant à lui doit être effectué immédiatement avant chaque prière et renouvelé pour la suivante.

    Actes constitutifs du « Wudu »

    Le « Wudu » - الْوُضُوءْ - ablution mineure, est effectué au moyen de l'eau, ses éléments se présentent sous trois degrés, des « Rukn » (piliers ou fondements), des « Sunna » (règles ou traditions prophétiques) et des « fadila » (vertus ou actes méritoires).

      Les « Rukn » - Les piliers du « Wudu » :

    ▸ 1. L'intention,
    ▸ 2. Laver le visage,
    ▸ 3. Laver les deux mains et avant-bras jusqu'au coude,
    ▸ 4. Essuyer la tête avec de l'eau dans les paumes des mains,
    ▸ 5. Laver les deux pieds,
    ▸ 6. Le frottement, passer le dessous de sa main sur la partie lavée,
    ▸ 7. L'enchaînement immédiat des actes de l'ablution.

      Les « Sunna » - Les règles du « Wudu » :

    ▸ 1. Laver les deux mains avant de les plonger dans le récipient,
    ▸ 2. Faire un second passage au retour en essuyant la tête,
    ▸ 3. Rincer la bouche,
    ▸ 4. Aspirer l'eau dans le nez,
    ▸ 5. Expirer l'eau aspirée,
    ▸ 6. Laver les oreiles, intérieur et extérieur, avec le pouce et l'index,
    ▸ 7. Exécuter les « Rukn » de l'ablution dans l'ordre approprié.

      Les « Fadila » - Les vertus du « Wudu » :

    ▸ 1. Commencer par dire la « Basmala » - « بِـسْمِ ٱللهِ ٱلرَّحْمـٰنِ ٱلرَّحِيمِ »,
    ▸ 2. Un endroit pur où accomplir son ablution,
    ▸ 3. Réduire l'utilisation de l'eau au minimum,
    ▸ 4. Placer à sa droite le récipient d'eau servant à l'ablution,
    ▸ 5. Laver chaque partie concernée deux ou trois fois,
    ▸ 6. Commencer par les parties de droite avant celles de gauche,
    ▸ 7. Utiliser un cure-dents en bois naturel,
    ▸ 8. Exécuter les « Sunna » dans l'ordre approprié entre eux,
    ▸ 9. Exécuter les « Sunna » dans l'ordre approprié avec les « Rukn »,
    ▸ 10. Commencer l'essuyage de la tête de la partie antérieure, depuis l'endroit où les cheveux poussent,
    ▸ 11. Frotter avec ses doigts entre les orteils des pieds.


    Causes annulatives du « Wudu »

    La purification par le « Wudu » est obligatoire :

      Pour l'homme et la femme à la fois :

    ▸ Après émission d'urine, « bawl »,
    ▸ Après émission de féces, « ghaît »,
    ▸ Après émission de gaz intestinaux, « rih »,
    ▸ Après un sommeil lourd,
    ▸ Après s'être enivré,
    ▸ Après s’être évanoui,
    ▸ Après un état passager de démence,
    ▸ Lorsqu'on doute de l'actualité de son « wudu »,
    ▸ Après une apostasie.

      Pour l'homme :

    ▸ Après émission de liquide post-urinaire ou prostatique, « wadiy », secrété après l'évacutation de l'urine,
    ▸ Après émission de liquide pré-éjaculatoire, « madhiy », secrété sous l'effet de l'excitation sexuelle sans que l'éjaculation n'ait lieu,
    ▸ Après avoir touché son pénis de l'ntérieur des mains,

      Pour la femme :

    ▸ Après émission de glaire cervicale,
    ▸ Après émission de fluide sous l'effet de l'excitation sexuelle,
    ▸ Après avoir touché son vagin de l'ntérieur des mains,

    Note : Si le sujet souffre d'incontinences urinaires fréquentes, il n'est pas tenu de refaire son « wudu » à chaque fuite urinaire, il lui suffit de laver son vêtement, mais si la fuite urinaire est rare, il lui incombe de faire son « wudu » comme s'il avait uriné volontairement.

    Actes constitutifs du « Ghusl »

    Le « Ghusl » - الْغُسْلْ - ablution majeure, est effectué au moyen de l'eau, ses éléments se présentent sous trois degrés, des « Rukn » (piliers ou fondements), des « Sunna » (règles ou traditions prophétiques) et des « fadila » (vertus ou actes méritoires).

      Les « Rukn » - Les piliers du « Ghusl » :

    ▸ 1. L'intention,
    ▸ 2. Laver le corps en entier sans oublier aucune partie,
    ▸ 3. Le frottement, passer le dessous de sa main sur la partie lavée,
    ▸ 4. Atteindre le cuir chevelu, les doigts pénétrant entre les cheveux,
    ▸ 5. L'enchaînement immédiat des actes de l'ablution.

      Les « Sunna » - Les règles du « Ghusl » :

    ▸ 1. Laver les deux mains et avant-bras jusqu'au coude,
    ▸ 2. Rincer la bouche,
    ▸ 3. Aspirer l'eau dans le nez,
    ▸ 4. Expirer l'eau aspirée,
    ▸ 5. Laver les oreiles, intérieur et extérieur, avec le pouce et l'index,
    ▸ 6. Exécuter les piliers de l'ablution dans l'ordre approprié.

      Les « Fadila » - Les vertus du « Ghusl » :

    ▸ 1. Commencer par dire la « Basmala » - « بِـسْمِ ٱللهِ ٱلرَّحْمـٰنِ ٱلرَّحِيمِ »,
    ▸ 2. Un endroit pur où accomplir son ablution,
    ▸ 3. Réduire l'utilisation de l'eau au minimum,
    ▸ 4. Commencer du haut vers le bas, de droite à gauche,
    ▸ 5. Préserver son intimité du regard des autres.


    Causes annulatives du « Ghusl »

    La purification par le « Ghusl » est obligatoire :

      Pour l'homme :

    ▸ Du fait de l’intromission du pénis dans le vagin, même en l'absence d'éjaculation.
    ▸ À la suite d'une éjaculation, émission du liquide séminal par le pénis, dit communément « sperme », en arabe « maniy », lorsque cette émission est accompagnée de jouissance ou plaisir sexuel, que l'éjaculation ait lieu pendant le sommeil ou à l’état de veille.

      Pour la femme :

    ▸ Du fait de l’intromission du pénis dans le vagin, même en l'absence d'éjaculation.
    ▸ À la suite d'une éjaculation, lorsque cette émission est accompagnée de jouissance ou plaisir sexuel, que l'éjaculation ait lieu pendant le sommeil ou à l’état de veille.
    ▸ À la cessation de l’écoulement du sang en fin de période des menstrues - الْحَيْضْ - « haydh ».
    ▸ À la cessation de l’écoulement du sang en fin de période des lochies - النِّفَاسْ - « nifas ».

    Note : Si l'éjaculation n'est pas accompganée de jouissance ou plaisir sexuel, ce qui peut arriver hors contexte sexuel, par exemple à un cavalier sous l'effet des secouses ou à une personne en état de stress, le « Ghusl » n'est pas obligatoire, le sujet est tenu de faire le « Wudu ».

    Actes constitutifs du « Tayamum »

    Le « Tayamum » - التَّيَمُّمْ - ablution sèche, est effectué au moyen de la terre ou d'une pierre, ses éléments se présentent sous trois degrés, des « Rukn » (piliers ou fondements), des « Sunna » (règles ou traditions prophétiques) et des « fadila » (vertus ou actes méritoires).

      Les « Rukn » - Les piliers du « Tayamum » :

    ▸ 1. L'intention,
    ▸ 2. Un matériau pur qui apparaît à la surface de la terre comme la terre, sable, pierres, terre saline, neige,
    ▸ 3. Poser ou frapper les mains sur la terre,
    ▸ 4. Essuyer complètement le visage et les mains,
    ▸ 5. L'enchaînement immédiat des actes de l'ablution.

      Les « Sunna » - Les règles du « Tayamum » :

    ▸ 1. Exécuter les piliers de l'ablution dans l'ordre approprié,
    ▸ 2. Essuyer les deux mains et avant-bras jusqu'au coude,
    ▸ 3. Poser ou frapper les mains sur la terre à deux reprises,
    ▸ 4. Secouer les mains ou souffler dessus afin d’ôter les gros grains.

      Les « Fadila » - Les vertus du « Tayamum » :

    ▸ 1. Commencer par dire la « Basmala » - « بِـسْمِ ٱللهِ ٱلرَّحْمـٰنِ ٱلرَّحِيمِ »,
    ▸ 2. Rester silencieux et se diriger vers la « Qibla »,
    ▸ 3. Passer la paume de la main gauche sur le dessus de la main droite et monter sur le côté externe de l'avant-bras jusqu'au coude, et redescendre du côté interne de l'avant-bras jusqu'au bout du côté interne de la main droite, ensuite refaire la même opération en essuyant la main gauche de la main droite.


    Causes annulatives du « Tayamum »

    Tout ce qui annule le « Wudu » annule aussi le « Tayamum » puisque le second remplace le premier.

    Les Prières Canoniques
    La prière du « Subh » - الصُبْحْ
    Vidéo
    Takbir Fatiha Sura Rukuâ Sujud Fatiha Sura Rukuâ Sujud Tachahud Tassliya Tasslim
    1ère Rakâa 2ème Rakâa
    La prière du « Dhuhr » - الضُهْرْ
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    Takbir Fatiha Sura Rukuâ Sujud Fatiha Sura Rukuâ Sujud Tachahud Fatiha Rukuâ Sujud Fatiha Rukuâ Sujud Tachahud Tassliya Tasslim
    1ère Rakâa 2ème Rakâa 3ème Rakâa 4ème Rakâa
    La prière du « Assr » - العَصْرْ
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    Takbir Fatiha Sura Rukuâ Sujud Fatiha Sura Rukuâ Sujud Tachahud Fatiha Rukuâ Sujud Fatiha Rukuâ Sujud Tachahud Tassliya Tasslim
    1ère Rakâa 2ème Rakâa 3ème Rakâa 4ème Rakâa
    La prière du « Maghrib » - المَغْرِبْ
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    Takbir Fatiha Sura Rukuâ Sujud Fatiha Sura Rukuâ Sujud Tachahud Fatiha Rukuâ Sujud Tachahud Tassliya Tasslim
    1ère Rakâa 2ème Rakâa 3ème Rakâa
    La prière du « Icha » - العِشَاءْ
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    Takbir Fatiha Sura Rukuâ Sujud Fatiha Sura Rukuâ Sujud Tachahud Fatiha Rukuâ Sujud Fatiha Rukuâ Sujud Tachahud Tassliya Tasslim
    1ère Rakâa 2ème Rakâa 3ème Rakâa 4ème Rakâa
    Réparation de la Prière
    La Prosternation d'Inadvertance

    La « Prosternation d'Inadvertance »

    Il arrive parfois que, par manque d’attention, notre prière ne se déroule pas comme il se doit, que quelque chose en a été omis ou y a été ajouté, ou même omission et ajout à la fois, ou encore que l'on doute de la réalisation d'un élément de la prière, dans ces cas là il est recommandé de réparer la prière au lieu de la refaire de nouveau.

    Dans le cas d’une omission, la chose en question ne peut être que de l’espèce de la prière, c’est à dire un des éléments qui composent la prière, une « Rakâa » par exemple, mais dans le cas d’un ajout, la chose peut être aussi bien de l’espèce de la prière qu’un acte étranger à la prière, comme par exemple parler avec une personne.

    Et c'est justement à cette réparation de la prière qu'on donne le nom de « Prosternation d'Inadvertance » - سُجُود السَّهْو -, elle consiste en une double prosternation, deux « Sajda », autrement dit un « Sujud » pareil à celui qui compose la prière à l’ordinaire, elle est effectuée soit avant le « Tasslim » en cas d'omission, soit après le « Tasslim » en cas d'ajout.


    2 types de « Prosternation d'Inadvertance »

      -1. La « Prosternation Pré-Tasslim » - سُجُود قَبْلِي -, la « Prosternation d'Inadvertance » qui doit être effectuée avant le « Tasslim » de la prière, s’impose dans le cas où l'on est certain d'avoir omis un des éléments composant la prière.

      -2. La « Prosternation Post-Tasslim » - سُجُود بَعْدِي, la « Prosternation d'Inadvertance » qui doit être effectuée après le « Tasslim » de la prière, s’impose dans le cas où l'on est certain d'avoir ajouté quelque chose à la prière, que cette chose soit de l'espèce de la prière ou non.

      Cas d'omission et ajout à la fois : Dans le cas où on a à la fois omis un élément et ajouté un autre élément, la règle est la prévalence de l'omission par rapport à l'ajout, on considère uniquement le fait d'omission, en faisant abstraction de l'ajout, dans ce cas-là c’est une « Prosternation Pré-Tasslim » qui s’impose.

      Cas d'un doute sur un élément : Dans le cas où il y a doute sur un élément, on ne sait pas s’il a été accompli ou pas, la règle est la prévalence de l'absence par rapport à la présence, on part du principe qu’il n’a pas été accompli et on l'accomplit, dans ce cas-là c’est une « Prosternation Post-Tasslim » qui s’impose en raison du probable ajout.


    Actes constitutifs de la « Prosternation d'Inadvertance »

    Comme pour la prière, la « Prosternation d'Inadvertance » est constituée de piliers et de règles, qu’elle tire d’ailleurs de la prière même, du « Sujud » principalement, ce qui est considéré comme pilier dans la prière est considéré comme pilier en elle, et ce qui est considéré comme règle dans la prière est considéré comme règle en elle.

      Les « Rukn » - Les piliers de la « Prosternation d'Inadvertance » :

    ▸ 1. L'intention,
    ▸ 2. La 1ère « Sajda »,
    ▸ 3. La 2ème « Sajda »,
    ▸ 4. S'assoir entre les deux « Sajda »,
    ▸ 5. Le « Tasslim » à la fin.

      Les « Sunna » - Les règles de la « Prosternation d'Inadvertance » :

    ▸ 1. Les quatre « Takbir » lors des mouvements des « Sajda »,
    ▸ 2. Le « Tachahud » entre la 2ème « Sajda » et le « Tasslim ».

    Note : Si dans la « Prosternation Pré-Tasslim » les deux piliers que sont « l'intention » et le « Tasslim » se confondent en quelque sorte à ceux de la prière, dans la « Prosternation Post-Tasslim » ils sont bien distincts de ceux de la prière, par conséquent s'ils sont omis, la « Prosternation Post-Tasslim » est invalide.

    L'oubli de la « Prosternation d'Inadvertance »

      Celui qui oublie de faire la « Prosternation Pré-Tasslim », et s'en rend compte immédiatement ou peu de temps après le « Tasslim », il fera à sa place une « Prosternation Post-Tasslim ». S'il s'en rend compte longtemps après, deux cas de figures se présentent :

    1. Si la « Prosternation Pré-Tasslim » repose sur l'oubli d'une ou deux « Sunna » au maximum, la prière demeure valide.
    2. Si la « Prosternation Pré-Tasslim » repose sur l'oubli de 3 « Sunna » ou plus, la prière est invalide et doit obligatoirement être refaite.

      Celui qui oublie de faire la « Prosternation Post-Tasslim », et s'en rend compte un ou plusieurs jours plus tard, il devra la faire, et quand bien même la prière reste valide s'il ne la fait pas, ne pas la faire est détestable.

    Ajout d'une « Rakâa »

    L’ajout d’une « Rakâa » est celui qui survient généralement à la fin de la prière :

    ▸ Ajout d'une 3ème « Rakâa » dans le « subh »
    ▸ Ajout d'une 4ème « Rakâa » dans le « maghrib »
    ▸ Ajout d'une 5ème « Rakâa » dans le « dhuhr », « assr » ou « icha »

    1. Si l’on s’en rend compte pendant l’ajout, on arrête immédiatement l'ajout, on se rassoit et on termine la prière, il faudrait bien sûr s’assurer d’avoir effectué le « Tachahud » et la « Tassliya », les faire si on s’est levé pour la « Rakâa » supplémentaire sans les avoir fait, et enfin on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    2. Si l’on s’en rend compte peu de temps après avoir fait le « Tasslim » de la prière, on se repositionne en direction de la Qibla et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    3. Si l’on s’en rend compte longtemps après avoir fait le « Tasslim » de la prière, dans ce cas-là la prière n’est pas valide et ne peut plus être réparée, il faudrait donc la refaire de nouveau.

    Note : Si dans la prière du « dhuhr », « assr », « maghrib » ou « icha », à la suite des 2 premières « Rakâa », on se lève pour la 3ème « Rakâa » sans avoir fait le « Tachahud », on continue d'effectuer ce qui reste de la prière, et partant du principe qu'il y a eu omission, en l'occurrence omission de « Tachahud », alors une « Prosternation Pré-Tasslim » s'impose.

    Ajout d'un « Rukn » dans une « Rakâa »

      Ajout d’une 3ème « sadjda » dans une « Rakâa »

    1. Si l’on s’en rend compte au moment de l’avoir fait, on termine normalement la prière et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    2. Si l’on s’en rend compte peu de temps après avoir fait le « Tasslim » de la prière, on se repositionne en direction de la Qibla et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    3. Si l’on s’en rend compte longtemps après avoir fait le « Tasslim » de la prière, dans ce cas-là la prière n’est pas valide et ne peut plus être réparée, il faudrait donc la refaire de nouveau.

      Ajout d’un « Tasslim » avant la fin d'une prière

    Il arrive parfois de faire le « Tasslim » après les 2 premières « Rakâa » d’une prière de « dhuhr », « assr », « maghrib » ou « icha », en pensant avoir terminé la prière.

    1. Si l’on s’en rend compte au moment de l’avoir fait alors qu'on est toujours assis, on en se relève, on fait « Takbirat Al-Ihram », on accomplit les « Rakâa » restantes et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    2. Si l’on s’en rend compte peu de temps après avoir fait le « Tasslim », en ayant vaqué à autre chose entre temps, on se repositionne debout en direction de la Qibla, on fait « Takbirat Al-Ihram », on accomplit les « Rakâa » restantes et à la fin on effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    3. Si l’on s’en rend compte longtemps après avoir fait le « Tasslim », dans ce cas-là la prière n’est pas valide et ne peut plus être réparée, il faudrait donc la refaire de nouveau.

    Ajout d'une « Sunna » dans une « Rakâa »

    En règle générale, pour l'ajout d'une « Sunna » dans une « Rakâa », le principe est la « Prosternation Post-Tasslim », comme par exemple s'assoir et faire le « Tachahud » dans la première « Rakâa » d'une prière, ou encore réciter la « Sura » après la « Fatiha » dans la 3ème « Rakâa » du « Icha ».

    Omission de  « Rukn »  d'une  « Rakâa » 

    L'oubli de « Allahu Akbar » de sacralisation (« Takbirat Al-Ihram ») ou de l'intention (« An-Niyya ») n'est pas réparable, il annule totalement la prière et oblige de la refaire de nouveau. Hormis ces deux piliers, tous les autres piliers sont réparables, et en matière d'omission de pilier, deux principaux cas de figures sont à retenir :


      Soit on se rappelle de l'omission après s'être relevé du « Rukuâ » de la « Rakâa » suivante, dans ce cas là la « Rakâa » entachée d’oubli est considérée comme nulle et non avenue et la « Rakâa » suivante la remplace dans l’ordre des « Rakâa » de la prière.

    1. Si la « Rakâa » entachée d’oubli est la première, alors la « Rakâa » suivante au cours de laquelle on se rend compte de l’oubli devient la première (la première « Rakâa » entachée d’oubli est considérée comme nulle et non avenue), on continue la prière en considérant la seconde « Rakâa » comme première et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts de la première « Rakâa » annulée.
    2. Si la « Rakâa » entachée d’oubli est la seconde, alors la « Rakâa » suivante au cours de laquelle on se rend compte de l’oubli devient la seconde (la seconde « Rakâa » entachée d’oubli est considérée comme nulle et non avenue), on continue la prière en considérant la troisième « Rakâa » comme seconde, après quoi, on fait le « Tachahud » et la « Tassliya » et on effectue une « Prosternation Pré-Tasslim » du fait du manque de « sura » dans cette troisième « Rakâa » devenue seconde.
    3. Si la « Rakâa » entachée d’oubli est la troisième, alors la « Rakâa » suivante au cours de laquelle on se rend compte de l’oubli devient la troisième (la troisième « Rakâa » entachée d’oubli est considérée comme nulle et non avenue), on continue la prière en considérant la quatrième « Rakâa » comme troisième et on effectue une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts de la troisième « Rakâa » annulée.

      Soit on se rappelle de l'omission pendant la « Rakâa » entachée d’oubli, avant de se relever du « Rukuâ » de la « Rakâa » suivante, dans ce cas là diverses situations se présentent :

    Omission de la « Fatiha »

    1. Si on se rend compte avoir omis la « Fatiha » pendant la récitation de la « Sura », on arrête de réciter la « Sura », on récite la « Fatiha » puis la « Sura » juste après, dans ce cas, aucune « Prosternation d'Inadvertance » à effectuer.
    2. Si on se rend compte avoir omis la « Fatiha » pendant le « Rukuâ » ou le « Sujud » de cette même « Rakâa », on se remet debout et on reprend entièrement la « Rakâa » en commençant par la récitation de la « Fatiha » (et la « Sura » éventuellement), suivie du « Rukuâ » et du « Sujud ». Dans ce cas, on effectue une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.

    Omission de « Rukuâ »

    1. Si on se rend compte avoir omis le « Rukuâ » pendant le « Sujud » ou le « Tachahud », on se remet debout et on reprend entièrement la « Rakâa » en commençant par la récitation de la « Fatiha », suivie du « Rukuâ » et du « Sujud ». Dans ce cas, on effectue une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.

    Omission de redressement du « Rukuâ »

    1. Si on se rend compte avoir omis le redressement du « Rukuâ » pendant le « Sujud », on se remet en position de « Rukuâ », on se redresse de ce « Rukuâ », on effectue le « Sujud » et on poursuit la prière. Dans ce cas, on effectue une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.

    Omission d'une ou deux « Sajda »

    1. Celui qui omet une « Sajda » et s'en rend compte au cours du « Tachahud », il arrête le « Tachahud », fait la « Sajda » manquée et refait le « Tachahud ». Dans ce cas, il fait une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.
    2. Celui qui omet une « Sajda » et s'en rend compte quand il se lève pour la récitation de la « Fatiha » de la « Rakâa » suivante, arrête la récitation et descend de la position debout à la position assise, et à partir de la position assise il fait la « Sajda » manquée et refait le « Tachahud ». Dans ce cas, il fait une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.
    3. Celui qui, juste après le « Rukuâ », omet les deux « Sajda » et s'en rend compte quand il se lève du « Rukuâ » pour la récitation de la « Fatiha » de la « Rakâa » suivante, il arrête la récitation, descend directement de la position debout à la position de « Sujud » (et non pas à la position assise), fait les deux « Sajda » manquées et refait le « Tachahud ». Dans ce cas, il fait une « Prosternation Post-Tasslim » du fait des ajouts.

    Omission de « Tasslim »

    1. Celui qui omet le « Tasslim » et s’en rend compte immédiatement en étant toujours assis, avant de s'être levé, il fait le « Tasslim » et la prière est valide, aucune « Prosternation d'Inadvertance » à effectuer.
    2. Celui qui omet le « Tasslim » et s’en rend compte peu de temps après s'être levé et détourné de la Qibla, il fait « Takbirat Al-Ihram » (debout en direction de la Qibla), il s'assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya », le « Tasslim » et enfin il effectue une « Prosternation Post-Tasslim ».
    3. Celui qui omet le « Tasslim » et s’en rend compte longtemps après, la prière est invalide et sera à refaire obligatoirement.

    Omission de  « Sunna »  d'une  « Rakâa » 

    Ci-dessous les « Sunna » pour lesquelles on doit effectuer une prosternation d’inadvertance si jamais on oublie de les faire (la « Tassliya » en est exclue) :

    1. Omission de « Sura »

      Pour celui qui omet la « Sura », il doit faire une « Prosternation Pré-Tasslim », et s'il oublie de faire la « Prosternation Pré-Tasslim », il fera à la place une « Prosternation Post-Tasslim » s’il s’en rappelle peu de temps après le « Tasslim », et s’il ne s‘en rappelle que bien plus tard, il n’a rien à faire et sa prière reste valide.

    2. Interversion « Djahr » avec « Sirr »

      Pour savoir quel type de prosternation d'inadvertance s'impose, il faut se rappeler ces deux principes : 1) faire le « Djahr » à la place du « Sirr » équivaut à un ajout et requiert une « Prosternation Post-Tasslim », 2) faire le « Sirr » à la place du « Djahr » équivaut à une omission et requiert une « Prosternation Pré-Tasslim ».

      Pour celui qui, dans la récitation de la « Fatiha », intervertit le « Djahr » avec le « Sirr », s’il s'en rend compte avant le « Rukuâ », il refait la récitation correctement et fera une prosternation d'inadvertance, s’il se rend compte après le « Rukuâ », il continue sa prière normalement et fera une prosternation d'inadvertance également. La prosternation d'inadvertance consistera en une une « Prosternation Post-Tasslim » s'il ya eu « Djahr » en lieu et place du « Sirr », ou en une « Prosternation Pré-Tasslim » s'il ya eu « Sirr » en lieu et place du « Djahr »

      Pour celui qui, dans la récitation de la « Sura », intervertit le « Djahr » avec le « Sirr », s’il s'en rend compte avant le « Rukuâ », il refait la récitation correctement et pas de prosternation d'inadvertance, s’il se rend compte après le « Rukuâ », il continue sa prière normalement et pas de prosternation d'inadvertance non plus. Ici, la prosternation d'inadvertance n’est pas requise parce que, contrairement à la « Fatiha » qui est un « Rukn », la « Sura » est déjà une « Sunna » en elle-même, et le caractère « Djahr » ou « Sirr » s’avère être la « Sunna » d’une « Sunna ».

    3. Omission de « Takbir » de transition

      Pour celui qui omet un ou deux « Takbir » de transition, il doit faire une « Prosternation Pré-Tasslim », et s'il oublie de la faire, il fera à la place une « Prosternation Post-Tasslim » s’il s’en rappelle peu de temps après le « Tasslim », et s’il ne s‘en rappelle que bien plus tard, il n’a rien à faire et sa prière reste valide.

      Pour celui qui omet trois « Takbir » de transition ou plus, il doit faire une « Prosternation Pré-Tasslim », et s'il oublie de la faire, il fera à la place une « Prosternation Post-Tasslim » s’il s’en rappelle peu de temps après le « Tasslim », et s’il ne s‘en rappelle que bien plus tard, sa prière n'est pas valide et doit être refaite de nouveau.

    4. Omission de « samiâa Allahu liman hamidah »

      Pour celui qui omet la formule « samiâa Allahu liman hamidah », il doit faire une « Prosternation Pré-Tasslim », et s'il oublie de faire la « Prosternation Pré-Tasslim », il fera à la place une « Prosternation Post-Tasslim » s’il s’en rappelle peu de temps après le « Tasslim », et s’il ne s‘en rappelle que bien plus tard, il n’a rien à faire et sa prière reste valide.

    5. Omission de « Tachahud »

      Pour celui qui omet le « Tachahud » de la 2ème « Rakâa », s'il s'en rappelle avant que ses mains et ses genoux n'aient quitté le sol, il se rassoit, fait son « Tachahud » et continue sa prière, pas de prosternation d'inadvertance dans ce cas là, mais s'il s'en rappelle après que ses mains et ses genoux aient quitté le sol, il ne se rassoit pas, il continue sa prière et fera une « Prosternation Pré-Tasslim ».

      Pour celui qui omet le « Tachahud » et est redevable d'une « Prosternation Pré-Tasslim », s'il oublie de faire la « Prosternation Pré-Tasslim », il fera à la place une « Prosternation Post-Tasslim » s’il s’en rappelle peu de temps après le « Tasslim », et s’il ne s‘en rappelle que bien plus tard, il n’a rien à faire et sa prière reste valide.

    Rappel : Si trois « Sunna » ou plus ont été omises au cours d’une prière (ou « Rakâa »), une « Prosternation Pré-Tasslim » s'impose obligatoirement, et si cette dernière a été oubliée, elle devra obligatoirement être compensée par une « Prosternation Post-Tasslim » immédiatement ou peu de temps après le « Tasslim », autrement la prière ne serait pas valide et doit être ré-accomplie de nouveau.

    Hormis les cas d’ajout et d’omission, il y a le cas d'un doute sur un élément, et le cas d'omission et ajout à la fois, deux cas qu'on va mentionner ci-après.

    Doute sur un élément

    Dans le cas où il y a doute sur un élément, on ne sait pas s’il a été accompli ou pas, la règle est la prévalence de l'absence par rapport à la présence, on part du principe qu’il n’a pas été accompli et on l'accomplit, dans ce cas-là c’est une « Prosternation Post-Tasslim » qui s’impose en raison du probable ajout.

    Ajout et Omission à la fois

    Dans le cas où on a à la fois omis un élément et ajouté un autre élément, la règle est la prévalence de l'omission par rapport à l'ajout, on considère uniquement le fait d'omission, en faisant abstraction de l'ajout, dans ce cas-là c’est une « Prosternation Pré-Tasslim » qui s’impose.

    La Prière du Retardataire

    Lorsqu’on rejoint une prière de groupe alors que la prière a déjà commencé, on s’aligne correctement avec les fidèles et :

    1. On prononce « Takbirat Al-Ihram » en position debout, il faut bien savoir que la position debout est un « Rukn », un « pilier ».
    2. On adopte immédiatement la posture de l'imam, quelque soit sa posture, qu'il soit debout, en inclinaison, en prosternation ou assis.

      « Rakâa »  acquise ou pas ?

    1. Une « Rakâa » est acquise si le retardataire rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » avant que l’imam ne se soit mis parfaitement debout après son redressement total du « Rukuâ ». Le retardataire qui rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » pendant que l'imam est en train de se redresser du « Rukuâ », la « Rakâa » lui est également acquise.
    2. En revanche, si le retardataire rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » après que l’imam se soit redressé totalement du « Rukuâ » et s'être mis parfaitement debout, alors le retardataire n’a pas acquis cette « Rakâa », il considérera l’avoir ratée et devra la rattraper.

      « Tasslim »  avec l'imam ou pas ?

    1. Si le retardataire rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » avant que l’imam ne se redresse du « Rukuâ » de la première « Rakâa », il n'a donc rien raté de la prière et fera le « Tasslim » normalement avec l'imam.
    2. Si le retardataire rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » après que l'imam se soit redressé du « Rukuâ » de la première « Rakâa », il aura alors raté au moins cette « Rakâa », il ne fera pas le « Tasslim » avec l'imam et devra ratraper les « Rakâa » manquantes.
    3. Si le retardataire rejoint l’imam et prononce « Takbirat Al-Ihram » après que l'imam se soit redressé du « Rukuâ » de la dernière « Rakâa », il aura alors raté toutes les « Rakâa », il ne fera pas le « Tasslim » avec l'imam, il se remet debout et fera sa prière en entier comme à l'ordinaire.

    Prière binaire  -  الصَّلَاةْ الثُّنَائِيَة

      Prière du « Subh »

    1. Le retardataire qui rate une « Rakâa » dans la prière du « Subh » ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis s'assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    2. Le retardataire qui rate 2 « Rakâa » dans la prière du « Subh » ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait son « Subh » en entier, deux « Rakâa » succéssives avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis s'assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».

      Prière du « Djumuâa »

    1. Le retardataire qui rate une « Rakâa » dans la prière du « Djumuâa » ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » en silence, puis s'assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    2. Le retardataire qui rate deux « Rakâa » dans la prière du « Djumuâa » ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et, sans refaire « Takbirat Al-Ihram » puisqu'il l'a déjà faite avec l'imam, il fera la prière du « Dhuhr » avec ses quatre « Rakâa ».

    Prière ternaire  -  الصَّلَاةْ الثُّلَاثِيَّة

    Il s'agit là bien entendu de la prière du « Maghrib ».

    1. Le retardataire qui rate une « Rakâa » dans la prière du « Maghrib » ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis s'assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    2. Le retardataire qui rate deux « Rakâa » dans la prière du Maghrib ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une 1ère « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis s'assoit et fait le « Tachahud » du milieu.
      2. Il se lève et fait une 2ème « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis s'assoit et fait le « Tachahud » final, la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    3. Le retardataire qui rate trois « Rakâa » dans la prière du Maghrib ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait son « Maghrib » en entier, comme il le fait à l'ordinaire en individuel, deux « Rakâa » succéssives avec « Fatiha » et « Sura » à voix audible, puis le premier « Tachahud », ensuite une trosième « Rakâa » avec « Fatiha » uniquement et en silence, le second « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».

    Prière quaternaire  -  الصَّلَاةْ الرُّبَاعِيَّة

    Il s'agit là bien entendu des prières du « Dhuhr », du « Assr » et du « Icha ».

    1. Le retardataire qui rate donc une « Rakâa » dans la prière quaternaire ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha »), puis le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    2. Le retardataire qui rate deux « Rakâa » dans la prière quaternaire ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une 1ère « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha »), puis s’assoit et fait le « Tachahud ».
      2. Il se lève et fait une 2ème « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha »), puis s’assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    3. Le retardataire qui rate trois « Rakâa » dans la prière quaternaire ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait une 1ère « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha »), puis s’assoit et fait le « Tachahud ».
      2. Il se lève et fait une 2ème « Rakâa » avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha »), et là il ne s’assoit pas après.
      3. Il se lève et fait une 3ème « Rakâa » avec « Fatiha » uniquement, puis s’assoit et fait le « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    4. Le retardataire qui rate quatre « Rakâa » dans la prière quaternaire ne fait pas le « Tasslim » avec l’imam :
      1. Il se lève et fait sa prière en entier, comme il le fait à l'ordinaire en individuel, deux « Rakâa » succéssives avec « Fatiha » et « Sura » (à voix audible si « Icha », en silence si « Dhuhr » ou « Assr »), puis le premier « Tachahud », ensuite deux « Rakâa » succéssives avec « Fatiha » uniquement et en silence, puis le second « Tachahud », la « Tassliya » et enfin le « Tasslim ».
    Horaires des Prières
    Al-Qibla pour la Prière
    Tableau des Horaires
    Jour Subh Dhuhr Assr Maghrib Icha
    Source : PrayTimes.org
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